Morat (FR): «La prochaine fois ce sera quoi, le viol d'un gamin?»
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Morat (FR)«La prochaine fois ce sera quoi, le viol d'un gamin?»

Un chauffeur de bus scolaire, récidiviste, a donné un baiser à une fille de 10 ans. Il a été déclaré coupable d'actes d'ordre sexuel sur enfant.

par
Xavier Fernandez
À la retraite, le pédophile conduisait un bus scolaire.

À la retraite, le pédophile conduisait un bus scolaire.

iStock/Image prétexte

Bras croisés et bougon durant tout le procès, l'accusé n'avait pas conscience de la gravité des faits. Pourtant, le Tribunal du Lac, à Morat (FR), l'a jugé mardi coupable d'actes d'ordre sexuel sur enfant et de tentative d'actes d'ordre sexuel sur enfant.

Le 29 novembre 2018, alors qu'il se trouvait seul dans son bus avec une fille de 10 ans, ce chauffeur alors âgé de 68 ans a stoppé son véhicule, a posé sa main sur son visage et l'a embrassée de force. Ensuite, il lui a donné 2 francs pour qu'elle garde le silence.

«Le plus inquiétant, c'est l'escalade. Il y a deux ans, il avait déjà été coupable d'attouchements sur une autre fillette. Et là, il a commencé par lui dire qu'il l'aimait. Puis il a tenté de l'embrasser une première fois, mais la petite a esquivé et il lui a donné un bec sur la joue. Pour finir, il lui a donné un baiser sur la bouche. Et tout ça ne s'est arrêté que parce qu'elle l'a dénoncé. Si on le laisse continuer, la prochaine fois ce sera quoi? Le viol d'un gamin derrière un arbre?» s'est emporté l'avocat de la plaignante.

«J'ai voulu la consoler»

«Ce n'était que de l'amitié. Elle était malheureuse et j'ai voulu la consoler. C'était une faute professionnelle et je regrette mon geste. J'espère juste que nous pourrons tourner la page», s'est défendu le prévenu.

Pour ces délits, il a été condamné à 120 jours-amende avec 5 ans de sursis, et à une amende de 900 francs. Il devra aussi verser 1000 francs à sa victime et 6000 de frais. Et on lui a interdit, à vie, d'exercer des activités en lien avec des enfants. 

Il n'en était pas à son coup d'essai

Pour avoir touché la cuisse d'une fillette, en remontant très près de ses parties intimes, l'accusé avait été jugé coupable par ordonnance pénale en 2017. «Ce n'était pas de ma faute! C'est elle qui aimait s'asseoir à côté de moi. À deux reprises, elle a pris ma main pour la poser sur ses jambes. Les autres enfants du bus m'ont dénoncé et la machine judiciaire s'est emballée», explique-t-il. Malgré tout, vivant dans le déni, ce pédophile refuse de se faire soigner.

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