Etats-Unis: La prof forçait des athlètes à coucher avec sa fille
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Etats-UnisLa prof forçait des athlètes à coucher avec sa fille

Des basketteurs et footballeurs afro-américains accusent une tutrice de l'Université Notre-Dame de harcèlement à caractère racial. L'un d'eux a porté plainte.

par
joc

C'est une affaire bien étrange qui secoue Notre-Dame, une université catholique située à South Bend (Indiana). Une prof chargée de donner des cours de soutien est soupçonnée d'avoir forcé des membres des équipes de football et de basketball à coucher avec sa propre fille. Cette personne, a «violé les valeurs» de l'université et «sa politique contre le harcèlement discriminatoire», décrit un rapport de six pages qu'a pu se procurer le «New York Daily News». Le document relève que les accusations émanent d'étudiants afro-américains. Ils assurent avoir été contraints de faire l'amour avec la fille de leur coach, qui elle, est blanche.

Vendredi, un des étudiants a porté plainte contre l'établissement, expliquant que la coach avait orchestré des rendez-vous «sexuellement et racialement orientés». «Elle exploitait les hommes afro-américains. Il a été invité dans la maison de la famille pour faciliter la relation», a déclaré Peter J. Agostino, avocat de l'étudiant, resté anonyme. Le plaignant est entré à l'université à l'automne 2014. Au printemps, le jeune homme a demandé à pouvoir suivre des leçons d'appui. Mais ces cours ont rapidement pris la forme de rapports sexuels entre l'étudiant et la fille de l'enseignante. «Elle encourageait cela. Elle soutenait la relation en fournissant des chambres d'hôtel et des préservatifs», affirme Michael Misch, le second avocat du jeune homme.

Emprise psychologique

Après les rendez-vous, la tutrice l'interrogeait concernant «la nature, le fréquence et la qualité des rapports sexuels» qu'ils ont eus. Elle le harcelait ensuite avec «des commentaires à connotations raciales, à propos de ses prouesses sexuelles et de ses organes génitaux». L'étudiant a essayé de mettre un terme à cette relation malsaine, mais la tutrice a insisté pour qu'il se convertisse au catholicisme et lui a conseillé de se faire suivre par un psy. Les collègues et amis de la coach auraient ensuite conspiré pour administrer à l'athlète des médicaments de manière à le rendre «passif, coopératif et sous contrôle», décrivent des documents judiciaires.

Samedi, l'Université a rejeté les accusations pesant contre elle, évoquant une opération publicitaire non fondée. Elle a cependant licencié la personne mise en cause. L'étudiant, lui, exige un procès devant un jury et demande à pouvoir conserver sa bourse tout au long de l'enquête.

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