Actualisé 19.12.2012 à 15:39

Neuchâtel

La Providence bénéficiera de mandats de l'Etat

Le Conseil d'Etat neuchâtelois juge que la reprise de l'hôpital par le groupe Genolier est le meilleur scénario pour le personnel. Des mandats de prestation de l'Etat seront donc délivrés provisoirement.

Les salaires seront garantis

Les salaires seront garantis

«Cet accord permet de garantir les emplois, ainsi que les revenus, salaires et indemnités, du personnel», a expliqué mercredi devant la presse le président du gouvernement Philippe Gnaegi. Le Conseil d'Etat assure n'avoir pas sacrifié la CCT santé 21, à l'origine du bras de fer entre direction et personnel.

Mandats de prestation

Même si elle devient un établissement privé, la Providence se verra confier à titre provisoire des mandats de prestation de la part de l'Etat. L'Hôpital neuchâtelois (HNE) n'est pas en mesure d'assumer dans l'immédiat les prestations fournies par la Providence dans les domaines de la néphrologie, de l'orthopédie et de l'ophtalmologie.

«Pour des raisons de couverture sanitaire, il n'est pas possible de réduire les missions à Genolier Swiss medical Network», a indiqué la cheffe du Département de la santé Gisèle Ory. L'Etat accordera ainsi une dérogation au groupe Genolier. En principe, il faut que l'établissement respecte la CCT santé 21 pour figurer sur la liste hospitalière.

Conditions de travail

En 2013, Genolier Swiss medical Network (GSMN) appliquera encore la CCT santé 21 comme l'exige le Code des obligations. Mais ensuite, le groupe fixera ses directives aux quelque 340 collaborateurs. Il a promis qu'il n'y aurait pas de pertes pécuniaires pour les collaborateurs.

Mais les conditions offertes par le groupe de cliniques privées ne peuvent être jugées équivalentes à celles de la CCT santé 21, a admis la conseillère d'Etat Gisèle Ory. Elle a mentionné les questions liées aux vacances et à la protection contre les licenciements.

D'ici à 2016, le groupe devra donc s'aligner sur les conditions de cette CCT ou ne plus recevoir de mandats de prestations de l'Etat. «Cette solution est acceptable transitoirement», a estimé Gisèle Ory. (ats)

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