Suissesse en Italie - La prune salée n'était que le début de son chemin de croix
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Suissesse en ItalieLa prune salée n'était que le début de son chemin de croix

Les carabinieri ont confisqué la voiture d’une touriste helvétique parce qu’elle a laissé conduire sa belle-sœur, de nationalité italienne et domiciliée en Italie. La Suissesse peine désormais à récupérer son auto et craint de devoir payer bonbon pour enfin pouvoir rentrer chez elle.

par
ofu

Une loi censée lutter contre le trafic de véhicules (lire encadré) a ruiné les vacances d’une Zurichoise de 55 ans. Ne pouvant pas conduire sa voiture, immatriculée en Suisse, à cause d’une blessure à la cheville, elle a récemment laissé sa belle-sœur, de nationalité italienne et domiciliée en Italie, conduire son auto. Grave erreur: les femmes ont été arrêtées par les forces de l’ordre, qui ont émis une amende de 500 francs et confisqué le véhicule.

Interrogée une nouvelle fois par «Blick» ce vendredi, la quinquagénaire est à bout de nerfs. Tout ce qu’elle veut c’est enfin rentrer chez elle. Mais elle se retrouve bloquée en Italie parce que les autorités ne veulent pas lui rendre sa voiture, écrit le journal alémanique. L’Alémanique a été renvoyée d’un service à un autre. Qu’il s’agisse de l’ACI, une sorte de TCS local, du service des automobiles ou de la police: soit les personnes responsables sont en vacances soit elles ne savent pas quoi lui répondre. La ressortissante helvétique a entre-temps engagé un avocat et a pris contact avec l’ambassade suisse.

Bureaucratie coûteuse

Après avoir insisté une nouvelle fois, la Zurichoise a reçu une réponse plus que décevante de la part du service automobile. «Ils m’ont dit que je devais déposer mes plaques suisses et en commander des italiennes. Mais ça voudrait dire que je dois probablement dédouaner ma voiture en rentrant en Suisse et la réenregistrer en Suisse.»

Pour la quinquagénaire, il s’agit des pires vacances de sa vie. Tout ce qu’elle craint maintenant c’est une explosion des frais liés, causés par la bureaucratie italienne.

Une loi en vigueur que beaucoup de gens ignorent

Les citoyens européens n'ont pas le droit d'entrer dans l'UE (ou d’y conduire) avec une auto qui n'est pas enregistrée dans un des pays de l'Union européenne. A moins, de l’avoir annoncé aux autorités compétentes. En Suisse, l'utilisation temporaire de véhicules privés immatriculés à l'étranger par des personnes domiciliées en Suisse est aussi en principe interdite, écrit l'Administration fédérale des douanes sur son site Internet. Comme les citoyens européens, les Suisses sont tenus de les annoncer aux autorités suisses chargées du dédouanement et de l'immatriculation.

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