On a testé - La puissance d’un Mac dans le corps de l'iPad Pro
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On a testéLa puissance d’un Mac dans le corps d’une tablette

Après ses ordinateurs, Apple a doté ses iPad Pro de sa puissante puce M1. Nos impressions du modèle 12,9 pouces et de son superbe écran mini-LED.

par
Michel Annese

Si en 2020 les deux modèles d’iPad Pro se différenciaient uniquement par la taille de l’écran (11 et 12,9 pouces), ceux de la nouvelle génération (respectivement 3e et 5e) se différencient désormais aussi par leur technologie de dalle. La plus grande des tablettes est la seule dotée d’un superbe écran mini-LED nommé Liquid Retina XDR (2732 x 2048 pixels, 264 ppi). Cela se traduit par un contraste plus élevé (1’000’000:1), une luminosité accrue (pointe de 1600 nits en HDR, contre 600 nits pour l’iPad Pro 11) et des couleurs plus profondes. Les noirs sont à présent vraiment noirs. Il suffit de comparer les bandes noires lorsqu’on regarde un film sur Netflix, par exemple.

Hormis cette différence, les deux iPad Pro partagent les mêmes caractéristiques, à commencer par le design identique à celui de la génération précédente. L’iPad Pro 12,9 pouces est toutefois légèrement plus épais que son petit frère et que le modèle de 12,9 pouces de 2020 avec 0,5 mm de plus (6,4 mm contre 5,9 mm) en raison de sa dalle mini-LED.

De la puissance sous le capot

Après le MacBook Air, le MacBook Pro, le Mac Mini et l’iMac, c’est au tour de l’iPad Pro de bénéficier de la grande puissance de la puce maison M1. Celle-ci est affublée de 8 Go de RAM sur les modèles de 128, 256 ou 512 Go (celui que nous avons testé pendant plus de deux semaines) et de 16 Go de RAM sur les modèles de 1 et 2 To. La puissance est bien au rendez-vous et la tablette n’a aucun problème à lancer et faire tourner les apps les plus gourmandes de l'App Store. Même trop, diront certains, mais on ne s’en plaindra pas. En lançant un benchmark sur Geekbench 5, on obtient un score impressionnant de 1719 points en single core et de 7327 points en multicore (contre respectivement 1117 et 4696 pour le modèle de 2020). Des scores quasi identiques à ceux d’un MacBook Air (2020).

Ultra grand angle intelligent

Pour la partie photo, pas de changement à l’arrière où on retrouve une nouvelle fois un grand angle 12 Mpx, un ultra grand angle 10 Mpx et un scanner LiDAR dont tirent notamment parti les apps de réalité augmentée. À l’avant par contre est disposée une nouvelle caméra 12 Mpx ultra grand angle qui offre un champ de vision de 122 degrés. Elle est notamment exploitée pour la nouvelle fonction Cadre centré. Prise en charge par FaceTime, mais désormais aussi par d’autres apps de visioconférence comme Zoom, elle permet de suivre la position du visage de l’utilisateur lorsqu’il se déplace devant l'écran. Si le système détecte une deuxième personne, il basculera automatiquement en ultra grand angle pour intégrer tout le monde à l’écran. Nous l’avons trouvé diablement efficace et suffisamment réactif.

Autre nouveauté, un port Thunderbolt/USB 4 remplace l’ancien port USB-C 3.1. Il permet de connecter l’iPad à un moniteur compatible, mais les apps l’utilisent différemment. Il peut fonctionner comme un simple miroir du contenu affiché sur l’écran de la tablette ou une extension d’affichage, comme avec l’app de montage vidéo LumaFusion, par exemple. Le nouveau port Thunderbolt permet aussi des transferts plus rapides vers des disques durs externes et la prise en charge de stations d’accueil Thunderbolt. Côté connectique, on est servi: la tablette est compatible avec la norme Wi-Fi 6, ainsi qu’avec le réseau 5G (pour les modèles Wi-Fi + Cellular doté d’un emplacement pour carte nano SIM) pour davantage de polyvalence en déplacement.

iPadOS peut faire mieux

Mais il ne suffit pas uniquement de puissance. La partie logicielle doit suivre aussi. Et c’est là que le système iPadOS (la version 14.6 en l’occurrence), nous rappelle que l’iPad Pro ne remplace toujours pas complètement un ordinateur portable, même si la tablette n’a pas à rougir en matière de performances. Lors de la conférence WWDC 2021, le 7 juin, Apple a montré comment le système iPadOS 15 allait évoluer, mais c’est moins qu’espéré. En gros, le mode multitâche permettra plus facilement d’afficher deux apps simultanément grâce à une nouvelle interface accessible depuis le haut de l’écran. Un autre ajout concerne la fonction Universal Control. Elle permettra de n’utiliser qu’une seule souris et qu’un seul clavier pour passer d’un iPad à un Mac et même glisser-déposer des fichiers entre les deux appareils.

L’écran d’accueil, quant à lui, se contentera de se mettre au même niveau que celui de l’iPhone avec la possibilité d’y placer des widgets où on le désire et pas uniquement dans la barre latérale sur la page d’accueil. Apparue sur iPhone avec iOS 14, la bibliothèque d’apps fera aussi son arrivée sur iPad avec la possibilité de masquer des pages et de mieux ranger les apps.

Conclusion

En équipant l’iPad Pro 12,9 d’un écran d’une telle qualité et de sa puce M1, Apple a lancé l’une des meilleures tablettes du marché, du moins pour les fans de l’écosystème Apple. Compte tenu de sa taille de 12,9 pouces, cet appareil un peu plus épais et lourd (Wi-Fi: 682 g.; Wi-Fi + Cellular: 684 g. contre respectivement 641 g. et 643 g. en 2020), qui vise avant tout les professionnels, ne conviendra par contre pas à tout le monde, ni à toutes les bourses. Il est en effet proposé à partir de 1199 fr. pour le modèle Wi-Fi de seulement 128 Go et dès 1369 fr. pour le modèle Wi-Fi + Cellular avec le même espace de stockage limité. Son prix grimpe respectivement jusqu’à 2469 et 2639 fr. avec le modèle à 2 To. Si on ajoute encore des accessoires, tels que le stylet Apple Pencil à 129 fr. et le clavier sans fil Magic Keyboard à 369 fr., on atteint 2838 fr. (Wi-Fi) et 3008 fr. (Wi-Fi + Cellular)… Suivant les usages, un iPad Air, voire un iPad, moins chers, peuvent tout aussi bien faire l’affaire.

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