Actualisé 04.03.2013 à 17:50

GenèveLa punition de minuit infligée aux bars est levée

Le Service du commerce a finalement décidé d'assouplir sa position: 25 des 28 établissements initialement sanctionnés ne le sont plus ou bénéficient d'un sursis.

de
jef
Plusieurs établissements, notamment à la rue de l'Ecole-de-Médecine (ici, la Ferblanterie), s'étaient vu refuser début février l'autorisation d'ouvrir leurs portes au-delà de minuit.

Plusieurs établissements, notamment à la rue de l'Ecole-de-Médecine (ici, la Ferblanterie), s'étaient vu refuser début février l'autorisation d'ouvrir leurs portes au-delà de minuit.

La punition aura été levée avant d'être appliquée. La grande majorité des cafés et restaurants à qui le Service du commerce avait interdit d'ouvrir au-delà de minuit ont obtenu lundi la dérogation souhaitée. Seul bémol: le sésame est dans la plupart des cas délivré assorti d'une durée limitée à trois mois. Ce délai doit permettre d'évaluer l'efficacité des mesures proposées par les exploitants pour lutter contre le bruit. Fin mai, la situation des commerces concernés fera donc l'objet d'un nouvel examen.

Dérogation totale pour quatre commerces

Début février, 28 établissements s'étaient vu refuser la dérogation nécessaire pour prolonger leur ouverture nocturne. Dix d'entre eux pourront ouvrir jusqu'à 2h toute la semaine, durant trois mois. Onze sont autorisés à ouvrir jusqu'à 1h en semaine et 2h le weekend durant trois mois. Quatre évitent le sursis et obtiennent une dérogation annuelle: ils ne causent pas de nuisances sonores. Par ailleurs, deux commerces ont renoncé à solliciter une nouvelle prolongation d'horaire. Enfin, un cas demeure en cours de traitement.

Le Département des affaires régionales, de l'économie et de la santé, auquel appartient le Service du commerce, ne communique pas le détail des noms.

Chuchoteur, fin de service anticipée, fermeture avancée en semaine, etc.

Pour prendre sa décision, le Service du commerce, qui a entendu l'ensemble des exploitants, explique s'être basé sur les «mesures concrètes» proposées par les exploitants. Au rang de celles-ci apparaissent, notamment: la fin du service une demi-heure avant la fermeture, l'interdiction du bar aux mineurs avec contrôles d'identité, l'engagement d'un chuchoteur, l'interdiction de sortir avec des boissons, la fermeture anticipée en semaine ou encore l'abolition du service aux personnes non assises à l'extérieur, l'absence d'animation musicale, etc.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!