Actualisé 06.06.2018 à 08:13

Naturalisation à Schwytz«La raclette n'a pas été déterminante»

Un Britannique ignorant l'origine du plat typiquement valaisan a échoué lors de l'examen de naturalisation. Le président de la commune schwytzoise explique désormais pourquoi.

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Keystone

«Je suis bien intégré et à cause de ce genre de questions, je ne peux pas obtenir la naturalisation», se plaignait lundi Daniel Lewis. Interrogé par «Blick», le Britannique revenait sur son échec lors de l'examen oral de naturalisation, qu'il a passé à la mi-mars auprès de la commune de Freienbach (SZ). L'homme de 43 ans ayant vécu presque toute sa vie en Suisse n'avait pas su donner l'origine de la raclette ni expliquer ce que sont des capuns (spécialité grisonne).

Interrogé mardi par le journal, le président de la commune de Freienbach, Daniel Landolt, s'exprime désormais sur l'affaire. Il tient avant tout à préciser: «Ce genre de questions n'ont que peu d'influence sur la décision finale de la commission de naturalisation.» Et d'ajouter: «Ces questions servent à briser la glace. Elles sont censées aider les personnes, en les mettant plus à l'aise.» Selon lui, nombreux sont ceux qui arrivent totalement stressés à l'examen. «La nervosité baisse s'ils parviennent à répondre juste à une ou deux questions dès le début.» Daniel Landolt répète encore une fois: «C'est vrai qu'une personne peut marquer des points si elle répond juste, mais la question sur la raclette n'est en aucun cas déterminante.»

«Je comprends qu'il soit frustré»

Le quinquagénaire explique ainsi que ce qui compte c'est de découvrir à quel point une personne est intégrée dans la commune et dans la région qu'elle habite. «Les autorités seront beaucoup plus critiques si une personne ne connaît rien au système de milice ou qu'elle ignore tout des manifestations organisées par la commune.» Il tient également à préciser que la naturalisation n'est pas particulièrement difficile à Freienbach.

Pour des questions de confidentialité, Daniel Landolt ne peut pas s'exprimer sur le cas concret de Daniel Lewis. «Je comprends cependant qu'il soit frustré. Une réponse négative est toujours frustrante...surtout si le candidat avait l'impression que tout s'est bien passé.» Le président de la commune souligne que le Britannique peut se représenter quand il le souhaite.

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