Actualisé 01.11.2013 à 07:14

Genève

La rade au coeur du scrutin du 24 novembre

Les électeurs de la Ville de Genève doivent se prononcer le 24 novembre sur une initiative municipale intitulée «Sauvons nos parcs au bord du lac!».

Selon la Ville, le texte est trop contraignant.

Selon la Ville, le texte est trop contraignant.

Le texte vise à interdire toute nouvelle construction sur les terrains appartenant à la Ville de Genève et situés sur les bords du lac. Seule la gauche de la gauche soutient le projet.

Les autorités soulignent que cette initiative est très contraignante pour la Ville de Genève. Elle pourrait notamment mettre un frein à un certain nombre de projets de la municipalité, «comme notamment ceux liés au réaménagement de la rade ou tout autre projet que la Ville souhaiterait mener dans le secteurs mentionnés».

Pour les autorités municipales, cette initiative a le gros inconvénient de figer la situation dans le temps. Selon elles, la Ville pourrait avoir une raison «de déplacer certaines zones de verdure ou à en modifier les limites, pour y favoriser des projets d'intérêt public».

Eviter les bureaux

Le comité d'initiative, dans lequel figurent plusieurs associations dont Action Patrimoine Vivant et l'Avivo, est d'un tout autre avis. A ses yeux, l'initiative a le mérite de maintenir tout particulièrement «les parcs, les quais et le domaine public autour de la rade du lac».

Pour les initiants, il s'agit d'empêcher les grignotages de constructions dans cette zone de verdure au détriment des parcs. Le comité d'initiative veut notamment éviter à tout prix «la construction d'immeubles de bureaux, tout particulièrement le long du rivage, que certaines sociétés veulent s'approprier».

L'initiative «Sauvons nos parcs au bord du lac!» a été lancée en 2009 lors du démarrage du projet d'agrandissement de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dans le parc Barton. Alors que l'extension a été réalisée, l'initiative a dû passer par un long parcours juridico-administrif avant d'être soumise au peuple.

L'initiative est rejetée par l'ensemble des partis politiques, à l'exception de la coalition «Ensemble à gauche», et des associations Action patrimoine vivant et de l'Avivo. (ats)

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