«La raffinerie présente une menace permanente»
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«La raffinerie présente une menace permanente»

VAUD. Les installations
de la raffinerie de
Collombey sont vétustes.
Des dizaines de millions
sont nécessaires.

Le constat dévoilé hier par les autorités vaudoises fait froid dans le dos. Selon Robert Jeanneret, responsable cantonal des citernes, les équipements de stockage de la raffinerie de Collombey, situés sur la commune d'Aigle, sont en bout de course. Elles datent des années 1960. Des travaux estimés à plusieurs dizaines de millions de francs sont nécessaires pour atteindre un niveau de sécurité correspondant aux exigences actuelles.

«Les travaux concernent les grosses citernes qu'on voit depuis l'autoroute ou encore les canalisations», précise-t-il. Les frais sont à la charge du propriétaire Tamoil. Elle a un délai de cinq ans pour les terminer. Entre-temps, la raffinerie est-elle un danger? «Pour le moment cela tient», explique le responsable. Il précise que le canton du Valais va dans le même sens.

Frank Topin, directeur de la raffinerie, répond: «Nos installations ne sont pas en bout de course. Nous faisons de la maintenance chaque année. Il n'y a rien de dramatique.» Il ne comprend pas non plus l'estimation du montant des travaux donnée par Robert Jeanneret. De son côté, Bernard Borel est rassuré: «L'Etat confirme ce que nous disons depuis longtemps. La raffinerie présente une menace permanente.» Le député aiglon rappelle que le problème du transvasement de l'essence dans les camions et les wagons n'est pas encore réglé.

Dominique Botti

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