Actualisé 16.10.2012 à 10:25

Cancer

La réadaptation adéquate? Pas pour tous

Tous les cancéreux n'ont pas le même accès à la réadaptation professionnelle.

Les malades du cancer n'ont pas tous accès à des offres de réadaptation qui les aident à retrouver leur autonomie dans leur vie professionnelle et sociale, dénoncent la Ligue suisse contre le cancer et oncoreha.ch. Les deux associations ont réuni une centaine de personnes pour débattre du sujet à Fribourg.

Ces médecins, patients, fournisseurs de prestations et représentants de l'Office fédéral de la santé publique et des cantons se sont accordés sur le fait qu'il est nécessaire de donner davantage de poids à la réadaptation dans la chaîne de soin, ont indiqué mardi La Ligue suisse contre le cancer et oncoreha.ch dans un communiqué. Mais les avis ont divergé quant à la manière d'y parvenir.

«Les personnes qui souffrent d'un cancer sont les parents pauvres de la réadaptation», a estimé le médecin-chef du service Reha Chrischona au Bürgerspital de Bâle. Pour ces malades, les chances de se voir rembourser des mesures de réadaptation spécialisées sont selon lui faibles. Ils se trouvent ainsi limités dans leurs activités et leur vie sociale et rencontrent souvent des difficultés d'ordre physique et psychique.

Manque de soutien politique

Les thérapeutes et les hôpitaux, tout comme les patients, ont souligné le manque de sensibilisation au besoin de réadaptation observé même chez les oncologues traitants. Ils ont également regretté le manque de soutien politique et la réticence des caisses maladie à donner des garanties de remboursement pour les mesures de réadaptation oncologique.

Le président de la Société suisse des médecins-conseils et médecins d'assurances (SSMC), Jürg Zollikofer, a de son côté insisté sur la nécessité de montrer en quoi la réadaptation oncologique se distingue des autres offres de réadaptation. Cela, afin qu'elle soit reconnue et financée «comme une discipline à part entière».

Chaque année en Suisse, quelque 37'000 personnes apprennent qu'elles souffrent d'un cancer. Plus de la moitié d'entre elles vivent au-delà de cinq ans avec la maladie. Les personnes traitées devenant de plus en plus des patients de longue durée, des thèmes comme la réadaptation oncologique et la réinsertion professionnelle sont appelés à prendre une importance croissante, ont fait valoir les participants.

(ats)

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