Etats-Unis: La réforme de Wall Street peut enfin débuté
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Etats-UnisLa réforme de Wall Street peut enfin débuté

La réforme de Wall Street, ardemment soutenue par le président Barack Obama, a connu une avancée majeure mercredi au Sénat américain.

La réforme de Barack Obama sur Wall Street est lancée.

La réforme de Barack Obama sur Wall Street est lancée.

Les républicains ont accepté de lever leur opposition à l'ouverture des débats qui pourront débuter jeudi.

Après de fastidieuses négociations entre les deux partis et quelques concessions accordées aux républicains, les élus se sont finalement épargnés un nouveau vote mercredi soir. Ils ont décidé de procéder à l'ouverture des débats par «consentement unanime».

La levée du blocage de la procédure législative signifie que le texte pourrait être adopté dans les prochaines semaines à la majorité simple.

Le président Barack Obama, très impliqué dans le projet de réforme qui constitue désormais sa priorité législative, s'est déclaré très satisfait, lors d'un déplacement à Quincy (Illinois). Barack Obama voit dans la réforme de la régulation financière le moyen d'empêcher une répétition de la crise de l'automne 2008.

Le projet de loi prévoit une refonte des outils de supervision des marchés financiers. Il met l'accent notamment sur le contrôle de l'immense marché des produits dérivés.

Protection des consommateurs contestée

L'accord est intervenu alors que les républicains venaient de bloquer la réforme, mercredi à la mi-journée, pour la troisième journée consécutive. Ils refusaient leur voix à une motion d'ouverture des débats au Sénat.

Devant l'impasse, les sénateurs démocrates avaient menacé de tenir une séance exceptionnelle de nuit pour tenter de faire plier l'opposition.

Finalement, des discussions entre le président démocrate de la commission Bancaire du Sénat, Chris Dodd, et son partenaire républicain Richard Shelby ont abouti à plusieurs avancées, même si les républicains estiment qu'il reste des progrès à faire.

Les deux partis n'ont pu parvenir à un accord sur le sort des produits dérivés, ni celui d'une future agence de protection des consommateurs. M. Dodd et les démocrates affirment que les républicains veulent «affaiblir» l'outil de protection des consommateurs.

Les débats commenceront jeudi à la mi-journée. Républicains et démocrates auront la possibilité de déposer nombre d'amendements, avant une éventuelle adoption du texte dans les semaines qui suivent.

(ats)

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