Sécurité aérienne: La règle de deux personnes dans le cockpit critiquée
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Sécurité aérienneLa règle de deux personnes dans le cockpit critiquée

Cette recommandation introduite après le crash intentionnel d'Andreas Lubitz en mars 2015 ne convainc pas les pilotes suisses.

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20.05 Le président de l'ordre allemand des médecins estime que la la compagnie Lufthansa a «failli» en ne contrôlant pas Lubitz.

20.05 Le président de l'ordre allemand des médecins estime que la la compagnie Lufthansa a «failli» en ne contrôlant pas Lubitz.

AFP/Christof Stache
04.04 Des proches de victimes du crash de la Germanwings sont outrés par le faire-part de remerciements des parents du copilote Andreas Lubitz. Ils y clament leur amour pour leur défunt fils et leurs «peur et incompréhension» sans pour autant évoquer directement le drame ni les 149 victimes.

04.04 Des proches de victimes du crash de la Germanwings sont outrés par le faire-part de remerciements des parents du copilote Andreas Lubitz. Ils y clament leur amour pour leur défunt fils et leurs «peur et incompréhension» sans pour autant évoquer directement le drame ni les 149 victimes.

23.03 A la veille de l'anniversaire du crash de la Germanwings, des proches des 149 victimes se sont réunis mercredi à Barcelone et à Düsseldorf, points de départ et destination de l'avion que le copilote avait précipité sur une montagne en France.

23.03 A la veille de l'anniversaire du crash de la Germanwings, des proches des 149 victimes se sont réunis mercredi à Barcelone et à Düsseldorf, points de départ et destination de l'avion que le copilote avait précipité sur une montagne en France.

Albert gea

Un an après l'introduction de la règle de deux personnes dans le cockpit, à la suite du crash intentionnel d'un appareil de Germanwings, les pilotes se montrent sceptiques. Selon eux, elle n'améliore pas la sécurité, au contraire.

«Lorsqu'un des deux pilotes quitte le cockpit, un membre de l'équipage prend sa place. La porte reste donc plus longtemps ouverte, ce qui implique de nouveaux risques», a expliqué Thomas Steffen du syndicat des pilotes de Swiss Aeropers mercredi sur les ondes de la radio alémanique SRF1.

Les pilotes de Swiss ne sont pas les seuls à critiquer la mesure introduite d'urgence après le crash survenu le 24 mars dernier. L'Association des pilotes de l'Union européenne (ECA) a indiqué mardi qu'elle ne soutenait pas le maintien de la «règle des quatre yeux».

Selon l'organisation, des personnes dont le background n'a pas été examiné d'aussi près que celui des pilotes ont désormais accès au cockpit. Par ailleurs, la présence dans la cabine de pilotage de personnes n'ayant pas de connaissance opérationnelle ne peut pas améliorer la sécurité. Il y va aussi de la confiance que les passagers ont envers les pilotes.

Recommandation européenne

Pour l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), contacté par l'ats, la question est de savoir si une porte fermée de l'intérieur est plus sûre qu'une porte restant ouverte. Actuellement, on préfère une porte fermée.

La règle des deux personnes est une recommandation de l'Agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA). La Suisse s'y tiendra aussi longtemps qu'elle sera en vigueur.

Même son de cloche du côté de la compagnie Swiss. «Aussi longtemps qu'il n'y a pas de changement dans la recommandation, la mesure restera en place», a indiqué une porte-parole au micro de SRF1.

Le 24 mars 2015, un copilote suicidaire de la compagnie Germanwings avait profité d'être enfermé seul dans le cockpit pour faire écraser l'appareil dans une zone montagneuse du sud de la France. Il avait entraîné 149 personnes dans la mort avec lui. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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