Émeutes au Kazakhstan - Au moins 164 personnes ont perdu la vie
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Émeutes au KazakhstanAu moins 164 personnes ont perdu la vie

Les autorités ont revu à la hausse le bilan qui faisait jusque-là état de la mort de 26 manifestants et 16 membres des forces de l’ordre.

Un bus brûlé lors des manifestations de masse déclenchées par la hausse du prix du carburant, à Almaty, au Kazakhstan, le 8 janvier 2022.

Un bus brûlé lors des manifestations de masse déclenchées par la hausse du prix du carburant, à Almaty, au Kazakhstan, le 8 janvier 2022.

REUTERS

Au moins 164 personnes sont mortes dans les émeutes qui ont secoué le Kazakhstan cette semaine, dont 103 dans la capitale économique Almaty, ont rapporté dimanche plusieurs médias, citant le Ministère de la santé.

Ce bilan, qui n’a pas pu être vérifié de manière indépendante, est en forte hausse. Les autorités avaient jusque-là fait état de 26 manifestants et 16 membres des forces de sécurité tués et plus de 2000 personnes blessées

Des milliers d’arrestations

Le gouvernement kazakh a par ailleurs fait état de l’arrestation de 5800 personnes, «dont un nombre conséquent de ressortissants étrangers», qui ont été interpellées dans le cadre de 125 enquêtes distinctes, sans donner davantage de précisions.

Le Kazakhstan, un pays d’environ 19 millions d’habitants, riche en hydrocarbures, a été ébranlé cette semaine par des émeutes sans précédent depuis son indépendance en 1989, qui ont fait des dizaines de morts.

La contestation a débuté en province dimanche dernier après l’augmentation des prix du gaz, avant de gagner des grandes villes, notamment la capitale économique Almaty, où des émeutes ont éclaté, la police tirant à balles réelles sur les manifestants.

Triste bilan

Selon le Ministère kazakh de l’intérieur cité dimanche par les médias locaux, le préjudice matériel causé par les violences a été initialement évalué à plus de 180 millions de francs.

Plus de 100 commerces et banques ont été pillés et plus de 400 véhicules détruits, selon la même source.

Le Kazakhstan avait annoncé samedi l’arrestation de l’ex-directeur des services de renseignement, Karim Massimov, première personnalité majeure interpellée, pour des soupçons de «haute trahison».

Refusant tout dialogue avec les manifestants, le président Tokaïev avait autorisé vendredi ses forces à «tirer pour tuer».

Des magasins rouvrent

Un calme relatif semblait être revenu à Almaty depuis quelques jours, les policiers tirant parfois des coups de feu en l’air pour empêcher les habitants d’approcher de la place centrale de la ville.

Signe d’un timide retour à la normale, une trentaine de supermarchés ont rouvert leurs portes à Almaty dimanche, ont rapporté les médias, alors que la population s’inquiète de pénuries.

L’aéroport d’Almaty, qui devait rouvrir lundi, restera finalement fermé «jusqu’à ce que la situation se stabilise», ont déclaré dimanche les autorités.

(AFP)

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