Actualisé 24.02.2009 à 17:01

Assemblée générale de Novartis

La résolution d'Ethos ne passe pas

Les actionnaires de Novartis, réunis mardi en assemblée générale à Bâle, ont refusé la résolution présentée par la Fondation Ethos.

Cette dernière demandait que les actionnaires s'expriment de manière consultative sur la rémunération des managers.

Les actionnaires du géant pharmaceutique bâlois s'y sont opposés à 66%, contre 31,1% pour. Ethos et huit caisses de pension avaient obtenu un premier succès fin janvier dans leur croisade pour accroître la transparence dans la rémunération des managers.

Ethos exigeait depuis deux ans que Novartis introduise un vote consultatif sur les salaires de ses top managers. Roche, Credit Suisse, UBS, Schindler et Nestlé ont mis en place une telle procédure, mais Novartis s'y refuse.

«Intervention massive»

Le conseil d'administration y voit une «intervention massive» dans son champ de compétence, invoquant que les nominations et les rémunérations des membres de la direction sont de son propre ressort en vertu du droit helvétique.

En outre, ces votes consultatifs ne poursuivent pas des buts désirés, a fait valoir l'organe de surveillance de Novartis. En effet, des informations importantes et confidentielles ne peuvent pas être dévoilées à la concurrence, ni même présentées lors des assemblées générales.

De plus, n'ayant pas force obligatoire, un «non» à ce vote auraient des conséquences peu claires, selon le conseil d'administration.

«Farce»

La rémunération du patron de Novartis Daniel Vasella, qui a été fixée à 20,5 millions de francs pour l'année 2008, a déjà fait l'objet de critiques de la part de petits actionnaires. L'entrepreneur schaffhousois Thomas Minder, auteur de l'initiative contre les rémunérations abusives des patrons, estime pour sa part qu'un vote consultatif s'apparente à une «farce».

Les actionnaires du Credit Suisse, de Nestlé et de l'UBS se prononceront sur la question de manière consultative. L'ordre du jour des prochaines assemblées générales des deux grandes banques et du groupe alimentaire vaudois comprendra ainsi un vote, sans force obligatoire toutefois, sur le système ou le rapport de rémunération des hauts dirigeants. (ats)

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