Actualisé 25.05.2018 à 16:10

AgricultureLa restructuration d'Agroscope suscite une fronde

La commission de la science du Conseil national demande au Conseil fédéral de suspendre le projet de réorganisation de l'institut.

Le gouvernement souhaite centraliser Agroscope à Posieux (FR) afin de limiter ses frais d'exploitation et couper dans les frais d'exploitation.

Le gouvernement souhaite centraliser Agroscope à Posieux (FR) afin de limiter ses frais d'exploitation et couper dans les frais d'exploitation.

Keystone

L'avenir de l'institut de recherche Agroscope continue d'inquiéter. La commission de la science du Conseil national demande au Conseil fédéral de suspendre le projet de réorganisation de l'institut.

Par 16 voix contre 5 et une abstention, elle a déposé une motion en ce sens. La commission demande d'attendre jusqu'à ce que la restructuration précédente ait fait l'objet d'une évaluation.

Elle souhaite également attendre les résultats de la consultation auprès des parties prenantes et l'analyse du financement de l'organisme, indiquent vendredi les services du Parlement. La commission a également auditionné la directrice de l'institut.

Regroupement à Posieux

Le gouvernement souhaite centraliser Agroscope à Posieux (FR) afin de limiter ses frais d'exploitation et couper dans les frais d'exploitation. L'institution pourrait perdre 20% de son budget, soit 40 millions de francs.

L'objectif est de centraliser les activités qui ne sont pas directement liées à un site particulier afin de tirer parti des synergies. Mais certaines petites stations d'essais seront maintenues dans les différentes régions linguistiques.

Minimum de licenciements

Du fait du regroupement prévu, il est probable que 400 à 500 personnes devront déménager ou faire le trajet. Impossible pour le gouvernement de chiffrer encore les suppressions de postes.

Les réductions dépendront de différents facteurs dont le futur portefeuille de tâches et le renforcement des coopérations scientifiques. Comme la réforme sera mise en oeuvre sur dix ans, l'exécutif compte sur les fluctuations naturelles et estime possible de contenir au minimum le nombre de licenciements. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!