Actualisé 23.10.2012 à 09:44

Energies vertes

La rétribution à prix coûtant doit être améliorée

Le système de la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC), qui encourage la production d'énergie renouvelable, devrait être amélioré.

A court terme, la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) ne devrait pas être remplacée par un autre instrument d'incitation. L'Office fédéral de l'énergie a présenté mardi les conclusions des experts externes qu'il a mandaté pour évaluer les trois premières années du système garantissant aux producteurs d'énergie propre la couverture des coûts de l'électricité injectée dans le réseau.

Les coûts de développement d'un nouveau modèle d'encouragement seraient considérables. En outre, dans sa forme actuelle, la RPC devrait permettre d'atteindre l'objectif de produire 5400 gigawattheures supplémentaires d'électricité renouvelable (un dixième de la consommation annuelle helvétique) d'ici à 2030.

Critiques

Même si les fonds engagés ne sont pas tous réellement efficaces: 26 à 33% des bénéficiaires profitent d'un effet d'aubaine puisqu'ils auraient construit ou rénové leur installation même sans le soutien fédéral. Autre point noir, la mise en application de la RPC est très compliquée et génère des frais d'exécution substantiels (en 2010, près des 7% des fonds d'encouragement), critiquent les experts.

En 2010, l'électricité verte a été rétribuée à raison de 103 millions, dont 69 millions issus du fonds d'encouragement, le reste étant couvert par le prix sur le marché. La RPC compense en effet la différence entre le coût de production, plus cher pour le courant vert, et le prix du marché.

Le prix d'un kWh s'est chiffré à 13,5 centimes pour les petites centrales hydroélectriques, à 16 centimes pour l'éolien, à 18,5 centimes pour la biomasse et à 77 centimes pour le photovoltaïque.

Suppression du plafond global

Les experts réclament la suppression du plafond global de financement. Pour l'énergie solaire en revanche, des barrières doivent être maintenues afin de piloter son extension en fonction des progrès techniques et économiques et d'éviter une explosion des coûts.

Le mode de calcul des tarifs de rétribution pour les différentes technologies devra être amélioré, réclament encore les experts. L'ensemble des consommateurs finance la RPC à raison de 0,6 centime par kWh et de 0,9 centime dès 2013. La charge moyenne annuelle atteint 48 francs par ménage. (ats)

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