Cully Jazz Festival: La révélation de l'année a fait vibrer le chapiteau

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Cully Jazz FestivalLa révélation de l'année a fait vibrer le chapiteau

Lundi soir, la jeune Sophie Hunger a offert une prestation «folkement» belle au public du Festival.

par
Rachel Barbezat

Auréolée de son récent succès à la célèbre salle de concert parisienne La Boule Noire, la Zurichoise Emilie Welti, plus connue sous le pseudo de Sophie Hunger, a enthousiasmé le public venu en masse pour l'écouter. Menue et timide dans sa petite robe noire, la jeune musicienne de 25 ans, considérée comme la «révélation de l'année» a commencé le concert seule au piano.

L'auditoire, recueilli dans un silence digne d'une cathédrale, était suspendu à ses lèvres. Durant presque deux heures, Sophie et ses musiciens ont alterné avec brio les titres folk à tendance rock et les mélopées jazzy. Sa voix caressante ou mélancolique s'emportait parfois, dans une grâce rageuse et envoûtante. Au fil des chansons, le folk s'est mué en jazz, puis en blues, et quand, après une divertissante parenthèse humoristique, la talentueuse chanteuse a entamé «The Boat is Full», c'est une foule en liesse qui l'a acclamée.

En guise d'apothéose, la virtuose a gratifié l'assistance d'une sublime version de «Le vent nous portera», du groupe Noir Désir, et c'est sous un tonnerre d'applaudissements et une standing ovation plus que méritée qu'elle a clôturé son concert. L'excellente première partie était assurée par le Vera Kappeler Trio.

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