Actualisé 21.02.2014 à 15:55

FribourgLa révision de la loi scolaire avance pas à pas

La nouvelle loi scolaire dans le canton de Fribourg est entre les mains du Grand Conseil fribourgeois, qui n'a pour l'heure pu achever que la première lecture de la moitié du projet.

Le Grand Conseil fribourgeois a encore du pain sur la planche dans son examen de la révision totale de la loi scolaire. Au terme de sa session de février, il n'a pu achever que la première lecture de la moitié des 109 articles du projet.

Pour l'heure, les éléments constituant la colonne vertébrale du projet passent la rampe: redéfinition des établissements scolaires, nouvelle fonction de responsable d'établissement et introduction d'un conseil des parents. Mais le texte, fruit d'une vaste consultation en amont, fait encore l'objet de dizaines de propositions d'amendements - des sujets pédagogiques aux thèmes organisationnels, en passant par les problèmes financiers et les questions de société.

Vendredi, le principal débat touchait la définition d'un établissement scolaire, qui doit comprendre au moins dix classes. Plusieurs députés ont voulu ramener ce minimum à huit classes. Mais la première version l'a emporté par 49 voix contre 42, et 4 abstentions.

Politique versus pédagogie

D'aucuns ont suspecté, à l'instar de Patrice Longchamp (PDC), que cet article présentait un aspect politique plus que pédagogique, en vue de pousser les communes à la fusion. Le Conseil d'Etat lui-même a concédé que certaines communes seraient obligées de s'associer à d'autres localités pour parvenir à remplir les critères.

Mais «en diminuant le nombre de classes, vous sapez et videz de son sens» la fonction de responsable d'établissement, a argumenté le chef de l'instruction publique Jean-Pierre Siggen. Notamment, son temps de travail n'aurait pas pu être maintenu à 50% comme prévu.

Au vu du cahier des charges dont hériteront ces directeurs, les commissions scolaires deviennent facultatives. Des députés ont souhaité les qualifier d'obligatoires mais n'ont pas convaincu.

Soutenir les talents

Sur un tout autre sujet, un amendement a tout de même conquis l'approbation du Grand Conseil. Comme l'ont préconisé les socialistes David Bonny et Gaétan Emonet, la nouvelle loi exige que l'école soutienne les élèves de la filière sport-art-formation. Cette modification a obtenu le feu vert par 56 voix (l'UDC se joignant au PS) contre 29, et 6 abstentions.

Au chapitre de l'engagement des enseignants, Gilles Schorderet (UDC) a voulu imposer la consultation de leurs casiers judiciaires, sans succès. L'objectif de son amendement a été largement reconnu comme adéquat, avec toutefois la faiblesse de se limiter à un seul métier. Du reste, une discussion est en cours au niveau suisse en vue de légiférer concernant les professions en contact avec des personnes vulnérables, a rappelé le conseiller d'Etat Jean-Pierre Siggen. (ats)

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