Lausanne : La richesse de ce LHC, c'est son noyau helvétique
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Lausanne La richesse de ce LHC, c'est son noyau helvétique

Derrière sa fringante armada suisse et dans son antre provisoire, le club vaudois vise les sommets. Sans l'effet de surprise, cette fois.

par
Cyrill Pasche
Le club vaudois fera-t-il une forteresse de sa patinoire temporaire?

Le club vaudois fera-t-il une forteresse de sa patinoire temporaire?

Keystone/Valentin Flauraud

De belles paroles du management («Nous voulons viser le titre»), un discours un peu plus nuancé de la part de l'entraîneur, Dan Ratushny («Nous voulons encore progresser»). La question, désormais, est de savoir où se situe réellement le LHC dans la hiérarchie du hockey suisse. Les Vaudois veulent devenir à terme l'équivalent du SCB, des Zurich Lions et de Davos. «Mais ce n'est en aucun cas une pression supplémentaire, explique le directeur sportif, Jan Alston. L'équipe est mûre pour relever le challenge.»

Le Québécois a réuni, depuis le retour du LHC parmi l'élite en 2013, l'un des noyaux de joueurs suisses les plus ­intéressants et compétitifs de la ligue. Etienne Froidevaux (28 ans), Joël Genazzi (29), Yannick Herren (26), Sven Ryser (27), Joël Vermin (25) et Sandro Zangger (23) sont tous dans la force de l'âge, à maturité ou très près de l'être, et ont l'avantage de réunir le cocktail d'ingrédients nécessaires dans le hockey actuel: vitesse, puissance et bagage technique. Lausanne aurait bien tort de ne pas viser les étoiles.

■ En leur faveur Un recrutement ciblé, avec quatre arrivées: le gardien Sandro Zurkirchen (Ambri), qui devrait former l'un des meilleurs duos de la ligue avec Cristobal Huet, le défenseur Lukas Frick (Kloten) ainsi que les attaquants Joël Vermin (Syracuse Crunch, AHL) et Sandro Zangger (Zoug). Le centre canadien Dustin Jeffrey, qui avait eu besoin d'un temps d'adaptation pour sa première saison en Europe, est cette fois-ci arrivé en Suisse en parfaite forme physique.

■ En leur défaveur Le LHC avait profité de l'effet de surprise en début de saison dernière pour creuser l'écart d'emblée avec le ventre mou du classement. Dan Ratushny et ses hommes seront cette fois-ci pris très au sérieux dès les tout premiers coups de patin de l'exercice. Ils devront confirmer que leur nouveau style de jeu, résolument tourné vers l'avant, est bien celui qui leur permettra d'avoir du succès à l'avenir.

■ Pronostic: 3e Les dirigeants ont annoncé des objectifs sportifs plus élevés. Le coach Dan Ratushny, pour sa deuxième saison à la tête du LHC, dispose d'un effectif plus compétitif et il misera sur la ­progression de ses cadres ­(Genazzi, Herren, Froidevaux), ainsi que sur l'éclosion des jeunes talents (In-Albon, Kneubühler). L'équipe a été conditionnée pour gagner en consistance.

Bertschy est à la croisée des chemins

Christoph Bertschy participe au camp d'entraînement du Minnesota Wild, avec lequel il n'a disputé que huit matches en NHL depuis 2016. S'il n'est pas retenu par la franchise où évolue le Grison Nino Niederreiter, deux options s'offriront à lui: passer une troisième saison en AHL à Iowa, ou alors rentrer en Suisse et honorer le contrat qu'il a signé au LHC avec une perspective alléchante: disputer les Jeux olympiques avec l'équipe de Suisse, en février prochain à Pyeongchang.

Le point d'interrogation

Malley 2.0, le nouveau stade provisoire de 6700 places, aura-t-il un effet bénéfique sur les Lions? Le LHC s'est souvent senti pousser des ailes à domicile par le passé, mais l'équipe dirigée par Ratushny doit encore trouver ses marques à quelques mètres seulement de l'ancienne patinoire de Malley. Si les Vaudois parviennent à en faire une forteresse, ils se hisseront ­encore dans le quatuor de tête.

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