Hyperactivité: La Ritaline dans le viseur des politiciens
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HyperactivitéLa Ritaline dans le viseur des politiciens

La Ritaline fait de plus en plus de dégâts parmi les jeunes, mais aussi chez les adultes. La politique s'en mêle. Elle exige que sa prescription soit mieux réglementée.

par
rga

La Ritaline est un médicament de plus en plus prescrit. Pas seulement pour les enfants dits hyperactifs, mais aussi pour les adultes qui en ingurgitent pour stimuler leur concentration. Le phénomène prend de l'ampleur: en 2009, les ventes de Ritaline ont augmenté de 10% en Suisse. Pire, le nombre de personnes âgées de 19 à 30 ans en consommant a été multiplié par quatre entre 2005 et 2009 dans le canton de Zurich.

Alertés par l'ampleur de ce phénomène, Ruth Humbel, la conseillère nationale PDC argovienne, et Oskar Freysinger, l'UDC valaisan, ont, chacun à leur tour, interpellé le Conseil fédéral à ce sujet. «Il est inadmissible que l'on tente de «dompter» des enfants actifs prématurément», affirme l'Argovienne.

Car tout cela a un coût pour l'assurance maladie, écrit la «Neue Luzerner Zeitung». Il est donc nécessaire de créer un registre qui précisera à qui, quand et combien de Ritaline peut être prescrite. Le Conseil fédéral doit maintenant décider dans quel cas le produit ne sera plus remboursé par l'assurance de base.

Quant à Freysinger, il exige du Conseil fédéral qu'il charge Swissmedic, l'autorité suisse de surveillance des médicaments, «d'endiguer l'abus croissant de ce type de médicament».

Pour ne rien arranger, cette préparation est également appréciée des fêtards. Elle permet de doper la concentration et d'éviter les petites baisses de régime. Mais le Conseil fédéral n'y voit, lui, aucun risque de dépendance.

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