Anticorruption: La Roumanie dit «oui» à un référendum
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AnticorruptionLa Roumanie dit «oui» à un référendum

Adopté à l'unanimité, l'avis consultatif du Parlement roumain intervient après 14 jours de contestations.

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Les sociaux-démocrates au pouvoir ont lâché leur Premier ministre Sorin Grindeanu, qui a refusé de démissionner, au risque d'une nouvelle crise politique. (Mercredi 14 juin 2017)

Les sociaux-démocrates au pouvoir ont lâché leur Premier ministre Sorin Grindeanu, qui a refusé de démissionner, au risque d'une nouvelle crise politique. (Mercredi 14 juin 2017)

AFP
Des centaines de manifestants ont défilé à Bucarest devant le siège du gouvernement, contre un projet de grâce visant des personnes condamnées pour corruption. (Mercredi 3 mai 2017)

Des centaines de manifestants ont défilé à Bucarest devant le siège du gouvernement, contre un projet de grâce visant des personnes condamnées pour corruption. (Mercredi 3 mai 2017)

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Le Parlement roumain a donné lundi son feu vert à un référendum sur la lutte contre la corruption. Le texte a été proposé par le président Klaus Iohannis (photo). (13 février 2017)

Le Parlement roumain a donné lundi son feu vert à un référendum sur la lutte contre la corruption. Le texte a été proposé par le président Klaus Iohannis (photo). (13 février 2017)

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Le Parlement roumain a donné lundi son feu vert à un référendum sur la lutte contre la corruption. Le texte a été proposé par le président Klaus Iohannis en réaction à des projets gouvernementaux controversés d'assouplissement de la législation.

Adopté à l'unanimité, cet avis consultatif du Parlement intervient au quatorzième jour d'un mouvement de contestation populaire sans précédent depuis la chute du communisme en 1989, qui a fragilisé la majorité sociale-démocrate.

Il revient maintenant au président de centre droit Klaus Iohannis de proposer une date et une question précise pour cette consultation. Klaus Iohannis s'est opposé frontalement aux projets d'allégement des lois anticorruption élaborés par le gouvernement de gauche avec lequel il cohabite depuis janvier.

La mobilisation populaire et les critiques de l'Union européenne ont conduit le Premier ministre Sorin Grindeanu à abroger le 5 février un décret allégeant les poursuites pour abus de pouvoir, qui avait été adopté sans consultations, de nuit, fin janvier. Le chef du Parti social-démocrate (PSD), Liviu Dragnea, poursuivi pour abus de pouvoir, aurait ainsi pu échapper à une condamnation, selon ses détracteurs.

Manifestations quotidiennes

Comme le lui autorise la Constitution, le chef de l'Etat a tout de même maintenu son initiative d'organiser un référendum destiné à confirmer la poursuite de la lutte contre la corruption. Le Parlement dominé par les sociaux-démocrates et leurs alliés, largement vainqueurs d'élections législatives en décembre, a finalement validé lundi cette démarche.

Dimanche, 80'000 personnes avaient manifesté à Bucarest et à travers le pays pour protester contre tout allégement de la législation anticorruption. Lundi soir, ils ont été environ 2000 à se rassembler à Bucarest pour le 14e jour consécutif afin de réclamer la démission de l'équipe gouvernementale.

Entrée dans l'Union européenne en 2007, la Roumanie a intensifié sa lutte contre la corruption ces dernières années. En 2015, 1250 personnes ont été renvoyées en procès pour des accusations de corruption de haut niveau dont un Premier ministre, cinq ministres et 16 députés. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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