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La rue pour cimenter les maçons

ZURICH. Ils étaient plus de 15 000 dans les rues samedi pour protester contre les mauvaises
conditions de travail.

«Les travailleurs de la construction sont prêts au combat», a annoncé samedi Hansueli Scheidegger, responsable du secteur de la construction auprès d'Unia. Les manifestants ont protesté contre la résiliation de leur convention collective de travail (CCT) au 1er octobre prochain par la Société suisse des entrepreneurs, accusée de «détruire la paix sociale». A partir de cette date, les salaires minimaux et les suppléments actuels, le 13e salaire, le droit aux vacances, la réglementation sur les horaires de travail ainsi que la protection contre le licenciement en cas de maladie ou d'accident cesseront d'être garantis. Le défilé pacifique et revendicateur des employés du secteur du bâtiment avait pour but de souder les troupes avant de lancer une série d'actions. 85% des 36 travailleurs consultés se sont prononcés en faveur d'un mouvement de grève en cas de non-renouvellement de la CCT. Les premières grèves sont déjà annoncées pour le 1er novembre dans les villes de Berne et de Zurich. Les syndicats craignent le dumping salarial et social.

La Société suisse des entrepreneurs a décidé mardi de faire preuve de fermeté. Elle a annoncé que les salaires augmenteront jusqu'à 2,7% en moyenne dès l'an prochain. La question de la CCT reste pendante. Quelque 80 000 personnes se retrouvent devant un vide juridique.

mme/ap

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