«Enfants esclaves sexuels sur Mars»: La rumeur folle se répand, la Nasa forcée d'intervenir
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«Enfants esclaves sexuels sur Mars»La rumeur folle se répand, la Nasa forcée d'intervenir

Une histoire absurde relayée sur de nombreuses stations de radio aux Etats-Unis a poussé l'Agence spatiale américaine à démentir l'information.

par
mst
Alex Jones est à la tête d'un site d'informations classé à l'extrême droite.

Alex Jones est à la tête d'un site d'informations classé à l'extrême droite.

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L'animateur américain Alex Jones est féru de théories conspirationnistes en tout genre et n'hésite pas à les partager avec ses auditeurs. Mercredi, lors de sa célèbre émission «Alex Jones Show» diffusée sur des dizaines de stations de radio dans tous les Etats-Unis, les propos d'un invité ont eu des répercussions inattendues.

Robert David Steele, un prétendu ex-agent secret, était venu faire des «révélations». «Nous croyons réellement qu'il y a une colonie sur Mars qui est peuplée par des enfants enlevés et envoyés dans l'espace lors d'un voyage qui a duré 20 ans, a-t-il lancé à l'antenne. Une fois sur Mars, ces derniers n'ont eu d'autre alternative que de devenir des esclaves de la colonie.» «Je sais que 90% des missions de la Nasa sont secrètes», a alors affirmé l'animateur manipulateur, avant d'ajouter: «Il y a tellement de trucs qui se passent là-bas.»

Craignant que la rumeur se répande comme une traînée de poudre sur les réseaux conspirationnistes et devienne incontrôlable, la Nasa s'est sentie obligée de réagir dans la presse américaine vendredi. «Il n'y a pas d'humains sur Mars, il y a juste des rovers actifs sur Mars», a assuré au «Daily Beast» Guy Webster, porte-parole de l'agence pour le programme d'exploration de la planète rouge, déplorant qu'«une seule rumeur stupide sur internet» puisse devenir «une actualité».

Il faut dire qu'Alex Jones, également patron du site qualifié d'extrême droite Infowars, n'en est pas à son coup d'essai. Il a fait de la propagation de ragots son fond de commerce, rappelle «Le Parisien». En décembre dernier, l'animateur n'avait pas manqué d'alimenter le «Pizzagate». Cette histoire farfelue reliant Hillary Clinton à un prétendu réseau pédophile dans un restaurant italien de Washington avait été relayée par la presse. Un Américain, crédule, s'était alors présenté sur les lieux muni d'un fusil d'assaut, avant d'être arrêté.

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