Ski Alpin: La Russie met le paquet pour bien figurer en 2014
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Ski AlpinLa Russie met le paquet pour bien figurer en 2014

L'équipe du pays hôte se prépare aux Jeux olympiques de Sotchi. Objectif réaliste, faute de médailles: des athlètes dans le top 15.

par
J.-Ph. Pressl-Wenger
Schladming
Alexander Khoroshilov est le Russe le plus expérimenté en Coupe du monde avec 102 départs.

Alexander Khoroshilov est le Russe le plus expérimenté en Coupe du monde avec 102 départs.

La Russie n'est pas un pays de ski alpin. Mais, en vue des JO que Sotchi accueillera l'année prochaine, la Fédération a mis en route un programme avec des jeunes et elle a confié les rênes des équipes masculine et féminine à des entraîneurs étrangers. Chez les messieurs, c'est Urban Planinsek qui mène la barque. «On s'est mis au travail en 2010. Nous avions plusieurs jeunes prometteurs dans l'équipe, s'est souvenu le Slovène. Mais personne dans le top 100 en slalom, par exemple. Ces deux ou trois espoirs ont pourtant fait de belles choses en Coupe d'Europe cet hiver (ndlr: 4 podiums)», a ajouté celui qui a dirigé l'équipe masculine slovène de 2006 à 2010.

Souvent, lorsque la Russie veut réussir, elle dégage de gros moyens. Basés à Ramsau, sur les hauts de Schladming (Aut), durant les mois d'hiver, tous les jeunes espoirs russes (16 à 19 ans) se préparent et l'équipe progresse. En été ils se sont envolés vers le Chili et la Nouvelle-Zélande pour s'entraîner avec d'autres équipes (Allemagne, Etats-Unis et Slovénie, entre autres). De quoi côtoyer le haut niveau et continuer à apprendre.

Lorsqu'on aborde les objectifs chiffrés pour les Jeux olympiques, les ambitions restent modérées. «On n'en a pas encore vraiment parlé, a souri Planinsek. Mais il faut savoir rester réaliste. Lorsque Svetlana Gladysheva a gagné la médaille d'argent en super-G à Lillehammer, l'URSS avait vraiment une équipe très forte. Mais, ces 15 dernières années, plus personne n'a réussi à entrer régulièrement dans les points en Coupe du monde, a regretté le technicien. Entre coachs, on estime que n'importe quelle place dans le top 15 à Sotchi représenterait un succès.»

«Ne pas être ridicules à Sotchi»

Chez les dames, c'est un ancien entraîneur de Swiss-Ski qui ­dirige l'équipe de vitesse, le Français Lionel Finance. Remercié par les dirigeants helvétiques en mars 2012, il a conscience de la grandeur de la tâche à accomplir. «Les filles ont le niveau de jeunes juniors françaises, et encore, pas toutes», a-t-il expliqué.

Le chantier est donc immense. Avec de gros moyens: «Elles peuvent s'entraîner dans les mêmes conditions que les meilleures nations. Les Russes ne veulent pas être ridicules à Sotchi.»

En pleine guerre des nerfs

L’Autriche n’a pas atteint ses objectifs en termes de médailles. Du coup, la pression augmente sur Marcel Hirscher. Sans compter que des éléments extérieurs tentent de déstabiliser le leader du général de la Coupe du monde. Une vidéo postée sur le Net tente de prouver que Hirscher aurait enfourché lors du slalom qu’il a remporté à Kitzbühel, en janvier. «Nous avons dû vérifier sur nos propres images que Marcel n’avait pas enfourché, a expliqué Mathias Berthold, entraîneur en chef des Autrichiens. Une affaire du même type avait embrasé l’hiver dernier après les slaloms de Zagreb et de Kitzbühel. «Ça me rend malade lorsque des gens tentent d’influencer l’opinion publique, a pesté le directeur FIS des épreuves masculines, Günter Hujara. Mais nous sommes prêts pour ce genre de situations et nous ferons face.»

Incroyable retour de Marlies Schild

Les docteurs autrichiens sont absolument fantastiques. Opérée du genou à fin décembre, après s’être blessée à Are (Suè), la quadruple lauréate du globe de slalom (2007, 2008, 2011 et 2012) est arrivée à Schladming. Alors que les médecins avaient prévu une absence de trois mois, la probabilité que la compagne de Benjamin Raich dispute finalement le slalom des Mondiaux, samedi, augmente en flèche. Schild avait remis les skis le 31 janvier dernier.

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