Actualisé 13.04.2017 à 01:50

SyrieLa Russie pose son 8e veto à l'ONU

Sans surprise, la Russie s'est opposée à une résolution visant à faire avancer l'enquête sur les attaques chimiques en Syrie.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

La Russie a comme prévu opposé son veto à l'adoption d'un texte présenté par les Etats-Unis, le Royaume-uni et la France. La Grande-Bretagne est «consternée» par le veto russe à l'ONU.

La Chine s'abstient

Le but de ces trois pays était de faire avancer l'enquête sur l'attaque chimique du 4 avril en Syrie.

La Chine, qui a opposé son veto à six précédentes résolutions sur la Syrie depuis le début du conflit, s'est cette fois abstenue, comme l'Ethiopie et le Kazakhstan. Dix pays ont voté en faveur du texte, contrairement à la Russie et la Bolivie qui ont voté contre.

Attaque au gaz sarin

Washington, Londres et Paris ont proposé un projet de résolution amendé, proche du texte présenté aux 15 membres du Conseil la semaine dernière, qui condamne l'attaque du 4 avril et demande au gouvernement syrien de coopérer à l'enquête.

Les puissances occidentales estiment qu'il s'agit d'une attaque au gaz sarin et qu'elle est imputable aux forces du président Bachar al Assad, ce que Damas dément.

«Lourde responsabilité»

La Russie prend avec ce veto «une lourde responsabilité en s'opposant systématiquement, pour protéger son allié Assad, à un traitement multilatéral du dossier syrien», a estimé dans la soirée de mercredi le président français François Hollande.

Selon lui, «seul le rassemblement de la communauté internationale en faveur d'une transition politique en Syrie permettra à ce pays martyr de retrouver la paix, la stabilité et la souveraineté» et «la France continuera à se mobiliser en ce sens».

«Cette décision est incompréhensible et injustifiable», a réagi dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

«Ce nouvel épisode ne fait que renforcer la détermination de la France à faire toute la lumière sur la barbarie du régime de Bachar el-Assad dont le peuple syrien est la première victime», précise plus loin Jean-Marc Ayrault, qui «appelle la communauté internationale à (...) prendre les décisions qui s'imposent pour mettre un terme, à travers une solution politique, à la tragédie syrienne».

Un appel qui faisait écho à celui donné par Donald Trump en présence du secrétaire général de l'Otan mercredi soir (voir article lié). (nxp/ats)

(NewsXpress)

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