Actualisé 29.03.2017 à 21:29

Etats-Unis

La Russie s'invite dans la présidentielle française

Un sénateur américain accuse Moscou d'être «activement impliquée» dans la campagne électorale en France, tout comme aux Etats-Unis.

Le sénateur Richard Burr s'adresse aux journalistes ce mercredi 29 mars 2017 à Washington.

Le sénateur Richard Burr s'adresse aux journalistes ce mercredi 29 mars 2017 à Washington.

Keystone

La puissante commission du Renseignement du Sénat américain se penchera à partir de jeudi à Washington sur le rôle joué par la Russie dans l'élection présidentielle aux Etats-Unis en faveur du républicain Donald Trump.

«L'audition de demain a spécifiquement cela en tête, mieux informer le public, non seulement dans notre pays mais à travers le monde sur ce que prépare la Russie», a déclaré en conférence de presse le président de cette commission, le sénateur républicain Richard Burr.

«Je pense qu'il est raisonnable de dire, d'après ce que tout le monde estime, que les Russes sont activement impliqués dans les élections françaises», a-t-il poursuivi.

«Diffamation de candidats»

«Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de communiquer au reste du monde ce qu'il se passe, parce que nous sommes face désormais à la diffamation de candidats». «Il est raisonnable de dire que les responsables américains ont alerté les pays qui vont avoir des élections de façon imminente sur ce (...) que le gouvernement sait à propos des capacités russes et de leurs intentions», a poursuivi Richard Burr.

Le candidate française d'extrême droite Marine Le Pen, qui devrait parvenir sans difficultés au deuxième tour de la présidentielle le 7 mai selon les sondages, a été reçue vendredi par le président russe Vladimir Poutine. Ce dernier a assuré à cette occasion qu'il n'y avait pas d'ingérence russe dans la campagne électorale française.

Le directeur du FBI James Comey avait confirmé le 20 mars que la police fédérale américaine enquêtait sur les tentatives d'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016, et notamment sur une possible «coordination» entre des membres de l'équipe Trump et le gouvernement russe. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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