Usine des Cheneviers: La saga des déchets étrangers continue
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Usine des CheneviersLa saga des déchets étrangers continue

Environ 400 tonnes de déchets allemands arrivent aux Cheneviers jusqu'à six fois par mois.

«Un bloc moteur ne fait pas partie des déchets banaux», reconnaît sans ambages Mathias Goretta. Le responsable de l'usine des Cheneviers est le premier surpris qu'un tel rebut ait été découvert à l'intérieur d'un des 32 containers de déchets en provenance d'Allemagne fouillés clandestinement par des militants du Mouvement Citoyens Genevois à leur arrivée en gare de la Praille, mercredi matin.

«Je suis allé en Allemagne pour vérifier leur conformité», justifie l'ingénieur en charge de leur traçabilité. «Un échantillonnage de 20 à 30% est contrôlé à chaque voyage. Des incidents sont possibles, mais j'assure que leur qualité ne pose aucun problème», affirme-t-il.

«Ce qui fait souci en dehors de leur potentiel de dangerosité, c'est que le traitement massif des déchets étrangers continue à l'insu des Genevois», peste le député Eric Stauffer. «Le Conseil d'Etat avait pourtant interdit l'importation des déchets napolitains, avant d'étendre l'interdiction à tous les déchets ne provenant pas de la région», souligne-t-il. «Nous ne faisons qu'honorer les contrats signés avant l'interdiction», nuance Mathias Goretta.

Autrement dit, jusqu'à mars 2009, près de 400 tonnes de déchets étrangers continueront à être incinérés six fois par mois aux Cheneviers.

Giancarlo Mariani

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