La sécheresse demandera-t-elle plus de liquidité?
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La sécheresse demandera-t-elle plus de liquidité?

BERNE – La sécheresse actuelle va-t-elle faire grimper le prix des salades sur les étals?

A l'heure du printemps aux chaleurs estivales et des incendies de forêt tous azimuts, la chaleur n'est pas sans conséquence sur les cultures suisses. Nicolas Berthod, de l'Union maraîchère suisse, nuance toutefois le terme de «sécheresse»: «Nous ne pouvons pas encore parler de sécheresse. Certes, il n'y a pas eu de pluie depuis le début d'avril, mais nous n'en sommes pas encore là. Nous avons dix jours d'avance sur les différentes cultures, telles que les salades, et nous sommes plutôt contents car nous avons un bel assortiment qui concurrence les produits provenant du sud de l'Espagne. Cependant la situation est différente d'une région à l'autre de la Suisse.» En effet, du côté des régions romandes, Roland Leimgruber, directeur de l'Office maraîcher vaudois, est inquiet. «La situation est problématique car nous devons déjà arroser, alors qu'habituellement nous le faisons à partir du mois de juin. Il est évident que cela demande une infrastructure qui le permette – des tuyaux – et davantage de main-d'œuvre, ce qui se répercute sur le coût final du légume. Et nous sommes en concurrence avec les produits importés, parfois moins chers. Actuellement, les pays de l'Est ont une offre abondante et à bas prix.» Pascal Mayor, de la station d'arboriculture de Marcelin, est plutôt soucieux d'un retour aux températures normales: «Un retour aux conditions de saison serait néfaste pour les arbres fruitiers. Nous devons prévenir et les équiper de filets pour les protéger de la neige ou de la grêle.»

Elisabeth Foster

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