Genève: La sécurité des écoliers ne serait pas bien assurée

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GenèveLa sécurité des écoliers ne serait pas bien assurée

Le parascolaire souffrirait d'un manque de personnel. Des animateurs tirent la sonnette d'alarme et réclament des mesures.

par
Shahïn Ammane

«J'emmène parfois seule une vingtaine d'enfants de l'école au réfectoire. S'il y avait un accident sur la route, j'en serais tenue pour responsable.» Cette employée du Groupement intercommunal pour les animations parascolaires (GIAP) prend normalement en charge douze enfants au maximum. «Cependant, les malades et les absentes ne sont pas remplacées dès le premier jour. Nous devons donc nous répartir les groupes.»

L'insatisfaction s'exprime dans une pétition que fait circuler le syndicat SIT. Elle devrait prochainement être remise aux autorités. «La situation dure depuis 2005, relève le syndicaliste Jean-Luc Ferrière. Dans certains cas, le GIAP ne remplit plus sa mission culturelle (cours de cuisine, poterie, etc.) L'activité se résume à du gardiennage.» La cheffe de service du GIAP, Claude Howald, a conscience qu'en certains endroits, la surveillance des déplacements est difficile.

Alors que plusieurs dizaines de postes ont été créés à la rentrée, le recrutement reste compliqué. «Les salaires ne permettent pas aux employées de vivre», regrette Simone Irminger, du Département de la cohésion sociale à la Ville. Les honoraires vont de 1100 à 2300 fr. par mois pour un mi-temps. Compte tenu des lourdes responsabilités à assumer, l'attractivité du job est limitée. «Le comité du GIAP va proposer une augmentation des tarifs d'encadrement de 50 ct. par activité quotidienne afin de permettre la création de 20 postes pour la rentrée 2010», conclut-elle.

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