Actualisé 02.10.2013 à 09:30

Vaud

La situation carcérale empire de jour en jour

Des détenus exécutent des peines de prison dans presque tous les postes de gendarmerie du canton. Le Conseil de l'ordre des avocats appelle à la vigilance.

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Une cinquantaine de personnes sont actuellement incarcérées dans des cellules de police qui ne sont pas prévues à cet effet. Le constat, dressé mercredi par «24 heures», est sans appel. Malgré les 80 nouvelles places de détention inaugurées en mai dernier à la prison de la Croisée, à Orbe, la situation carcérale reste tendue. «Elle est pire que celle dont nous avons souffert par le passé», estime même Jean-Christophe Sauterel, officier de presse à la police cantonale vaudoise. Il y a un peu plus d'un an, les Juristes progressistes et le Conseil de l'ordre des avocats avaient déjà dénoncé le phénomène, qui va à l'encontre des prescriptions du Code de procédure pénale. A cette époque, moins d'une quinzaine de personnes étaient concernées.

Aujourd'hui, les places de zone carcérale de la police cantonale à la Blécherette ainsi que celles de l'hôtel de police de Lausanne sont toutes occupées. Les cellules des gendarmeries de Rennaz, Bursins et Yverdon-les-Bains sont également mises à contribution, poursuit le policier dans les colonnes du quotidien vaudois. Des aménagements ont toutefois été réalisés pour un minimum de confort. Car ces séjours ne concernent pas que les détenus en préventive: les exécutions de peines courtes y sont désormais également possibles.

Le Conseil de l'ordre des avocats reste attentif à l'évolution de la situation. «Pour le moment, aucun cas (ndlr: de non-conformité) ne nous a été rapporté», indique à «24 heures» le bâtonnier vaudois Christophe Piguet.

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