Actualisé 05.04.2006 à 15:37

La situation s'aggrave au Népal

Les violations du droit humanitaire se sont aggravées au cours des deux derniers mois au Népal, selon le représentant du Haut Commissariat de l'ONU dans le pays, Ian Martin. Son rapport sera discuté par le Conseil des droits de l'homme.

Les rebelles maoïstes ont accentué leurs attaques contre les villes et des bâtiments civils, s'inquiète M. Martin. Les rebelles utilisent également des engins explosifs improvisés, posant des risques sérieux pour les civils.

Le rapport dénonce en outre l'utilisation d'enfants par la guérilla, en dépit des déclarations des dirigeants maoïstes selon lesquelles ils ne recrutent plus de moins de 18 ans.

Pas de distinction avec les civils

Ian Martin se déclare en outre très préoccupé par l'attitude des forces gouvernementales. Elles utilisent des hélicoptères pour tirer contre les positions rebelles présumées et les bombarder. Ce type d'actions ne distingue pas, comme le demande le droit international, entre les civils et les combattants maoïstes considérés comme des cibles légitimes, souligne le responsable.

L'ONU enquête par ailleurs sur un certain nombre d'allégations d'assassinats de rebelles faits prisonniers par l'armée royale népalaise. L'insurrection menée par les maoïstes depuis dix ans a fait au moins 12 500 morts.

Arrestations

Les autorités népalaises ont procédé à une vaste rafle mercredi arrêtant près de 150 personnes, dont 44 dirigeants politiques, à Katmandou à la veille d'un mouvement de protestation nationale contre le roi qui a pris les pleins pouvoirs le 1er février 2005, selon la police et des opposants.

Les autorités de Katmandou ont par ailleurs imposé un couvre-feu nocturne durant la nuit de mercredi à jeudi. Cette mesure a été prise «pour des raisons de sécurité», a expliqué l'administrateur en chef du district de Katmandou Sushil Ghimire. Mardi, le gouvernement népalais avait déjà interdit tous les rassemblements publics dans la capitale.

Jeudi, doit débuter une grève de quatre jours et samedi se tenir une manifestation nationale à l'appel des sept grands partis politiques et des rebelles maoïstes pour protester contre le roi Gyanendra. (ats)

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