Crise financière: La situation s'améliore, mais reste très fragile

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Crise financièreLa situation s'améliore, mais reste très fragile

La situation s'est «améliorée» dans le secteur financier, mais la situation demeure encore «très fragile», a estimé samedi le président du Conseil de stabilité financière (FSB), Mario Draghi.

«La situation est bien meilleure qu'il y a un an (...) elle s'est améliorée, mais il reste encore beaucoup de fragilité», a indiqué M. Draghi, qui est par ailleurs gouverneur de la Banque d'Italie, lors d'une conférence de presse à la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle.

Pour le patron de l'institut d'émission italien, les banques ont de nouveau un meilleurs accès au financement privé et ont amélioré leur profitabilité et niveaux de liquidités.

«Mais il reste en même temps encore beaucoup de fragilité dans le système», a-t-il ajouté, en raison notamment du besoin en refinancement «vraiment très important» des instituts financiers et des gouvernements dans les prochaines années.

Les importants flux de capitaux vers les économies émergentes et l'appréciation des actifs dans ces pays pourraient par ailleurs créer des bulles spéculatives, a averti M. Draghi.

Conseil élargi

Le président du FSB a réaffirmé l'engagement du Forum en faveur des propositions du Comité de Bâle destinées à notamment renforcer le niveau et la qualité des capitaux des banques. Le FSB va présenter aux membres du G20 en juin ses conclusions préliminaires, a-t-il souligné à l'issue d'une réunion du Forum au siège de la «banque centrale des banques centrales».

Le G20 avait décidé en avril de remplacer le Forum de Stabilité financière (FSF), créé en 1999 dans la foulée de la crise asiatique, par un Conseil de Stabilité financière (FSB) au mandat et à la composition élargis, afin de renforcer la régulation et la supervision financières mondiales.

Prudence de mise

Le Conseil regroupe les banques centrales, ministres et régulateurs d'une vingtaine de pays, ainsi que notamment le Comité de Bâle de supervision bancaire, le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Ces appels à la prudence interviennent alors que les grands argentiers et des patrons d'établissements financiers sont conviés depuis samedi à une réunion à la BRI pour évoquer un retour de la prise de risque excessive dans le secteur.

(ats)

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