Actualisé 16.10.2012 à 18:58

Blanchiment d'argent

La société genevoise dégage sa responsabilité

La société genevoise de gestion de fortune GPF SA, dont l'administrateur délégué est le principal suspect en Suisse pour un vaste réseau franco-suisse de blanchiment d'argent, se défend.

«Un cadre de la société GPF SA et son assistante ont été entendus dans le cadre d'une enquête pénale concernant des actes de blanchiment d'argent d'origine illicite qui auraient été commis en France et en Suisse», a-t-elle déclaré dans un communiqué à l'AFP.

«Cet argent a transité par le compte d'une société étrangère sur lequel ce cadre avait un pouvoir qu'il a exercé sans rapport avec les activités de GPF SA lesquelles se limitent à la gestion de fortune. (...) GPF SA est une société de gestion de fortune ancienne et de bonne réputation, dont les actionnaires et clients sont des personnes honnêtes et respectables», poursuit la société.

100 millions blanchis

«Les actionnaires de GPF SA n'ont aucune raison de penser que des clients de la société auraient participé aux actes délictueux qui ont été découverts en France», ajouté la firme. Elle déclare encore «coopérer entièrement avec la justice pour faciliter l'avancement de l'enquête».

Le réseau franco-suisse a blanchi de l'argent de la drogue pour une somme estimée autour de 100 millions d'euros (120 millions de francs), a affirmé lundi le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls.

Dans cette affaire, 19 personnes ont été mises en examen en Suisse et en France, dont une élue écologiste parisienne. Neuf sont sous les verrous, dont deux en Suisse.'

Le réseau de blanchiment est lié à un trafic de drogue entre le Maroc, l'Espagne et la région parisienne. L'enquête a fait apparaître que le réseau avait importé plus de huit tonnes de cannabis.

(ats)

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