Yverdon-les-Bains (VD): La solidarité pour atténuer la fragilité et la précarité
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Yverdon-les-Bains (VD)La solidarité pour atténuer la fragilité et la précarité

À la grande satisfaction de Caritas, depuis cet hiver, la population yverdonnoise ne cesse de se montrer solidaire envers les sans-abri.

par
Abdoulaye Penda Ndiaye

Caritas a constaté une augmentation de la solidarité proportionnelle à une hausse de la précarité.

Cette auberge offre un accueil de jour et de nuit aux sans-abri. 

Cette auberge offre un accueil de jour et de nuit aux sans-abri.

François Melillo

Un hébergement, de l’écoute, de l’accueil, à boire et à manger… Dans les murs du Gîte du Passant, auberge de jeunesse que Caritas occupe provisoirement jusqu’en mars prochain, une trentaine de sans-abri ont un endroit pour passer l’hiver au chaud sans débourser le moindre centime. En cette période chamboulée par la crise sanitaire, les Yverdonnois se montrent particulièrement généreux envers ces personnes en butte aux vents contraires de la vie. Surtout, ils ont entendu l’appel à la solidarité de Caritas.

«Tous les jours, des gens viennent offrir des habits, des pots de confiture ou des gâteaux. Je n’avais encore jamais vu une solidarité d’une telle ampleur», salue Cyril Maillefer, responsable de l’hébergement d’urgence chez Caritas Vaud. «Il y a plus de fragilité et de précarité mais il y a aussi plus de générosité», constate-t-il. Pour Fabienne*, une Yverdonnoise qui prépare souvent des cakes pour les nouveaux pensionnaires de l’auberge, il s’agit d’un «geste normal».

Du migrant à l’autochtone marginal

Du migrant dans la précarité à l’autochtone vivant en marge de la société ou qui a dû quitter le foyer conjugal à cause de tensions familiales, les bénéficiaires viennent de divers horizons, avec une fourchette d’âge allant de 18 à 69 ans. Ouvrier en bâtiment en Roumanie, Radu* (44 ans) a débarqué en Suisse cet hiver. «Je cherche du travail dans mon domaine et un logement. Une fois ces étapes franchies, j’aurai une meilleure vie ici», espère-t-il.

*Prénoms d’emprunt

Accueil de jour et de nuit

Les mesures sanitaires qui ont réduit ses possibilités d’accueil ainsi que l’arrivée de l’hiver ont poussé Caritas à chercher des locaux en décembre. Objectif: offrir gîte et couvert sept jours sur sept, de jour comme de nuit, à une catégorie fragilisée. Propriétaire de l’auberge, la commune l’a mise à disposition de Caritas jusqu’en mars. Cette prestation est financée par le Canton. Dans le cadre de la crise sanitaire, l’État veut éviter la nomadisation des SDF.

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186 commentaires
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Tout est si beau en surface

24.02.2021, 14:11

..mais sur le fond il y a un abandon du gouvernement et des cantons sur la paupérisation des populations qui elle se remarque par l'indispensable entraide citoyenne des bénévoles et de facto de la démission complète de l'état.

Test censure

23.02.2021, 09:59

Test censure

Gentil mais pas Kon

23.02.2021, 09:59

Aider les locaux dans la difficulté pour pallier aux carences de l'aide sociale ? Pourquoi pas ? Moi, je suis pour (et je le fais dans a mesure de mes moyens) Mais aider des gens venus d'ailleurs, dont on ne connait rien de la situation de "fortune" dans leur pays auquel il serait bon de facturer ces aides, ce n'est pas aux "bonnes âmes" dont la naïveté "helvétique" est souvent abusée,et encore moins aux contribuables d'aider des gens dont je le répète on ne sait pas si chez eux ils sont propriétaires de leur maison, leur revenus réels etc.