Actualisé 20.06.2020 à 22:14

CanadaLa soute de l’avion était un véritable cimetière à chiots

Plus de 500 canidés ont été découverts dans un avion en provenance d’Ukraine, la semaine dernière à Toronto. Près de 40 d’entre eux étaient morts. Les autorités canadiennes ont ouvert une enquête.

 «C'était un cauchemar», selon une maître-chien qui a assisté à cette «scène d’horreur».

«C'était un cauchemar», selon une maître-chien qui a assisté à cette «scène d’horreur».

Facebook/No Borders Animal Rescue Society

Une enquête a été ouverte après la découverte à l'aéroport de Toronto d'environ 500 chiots à bord d'un avion ukrainien, dont des dizaines étaient morts et d'autres en mauvaise santé, a annoncé samedi l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Les jeunes chiens, des bouledogues français très prisés au Canada, se trouvaient à bord d'un appareil de la compagnie Ukraine International Airlines (UAI) qui a atterri le 13 juin à l'aéroport Pearson de Toronto.

Trente-huit animaux étaient morts à l'arrivée et plusieurs autres souffraient de déshydratation, de faiblesse et/ou de vomissements, a précisé l'agence. «Les fonctionnaires de l'ACIA enquêtent actuellement sur les circonstances entourant cet incident et détermineront les prochaines étapes une fois l'enquête terminée», indique dans un communiqué l'agence canadienne, chargée notamment de réglementer l'importation d'animaux.

Une «scène d’horreur»

Une maître-chien qui venait récupérer un autre animal dans la zone de fret de l'aéroport où les chiots ont été découverts samedi dernier, a décrit une «scène d'horreur». «C'était un cauchemar», a-t-elle témoigné pour la chaîne publique CBC. «Le Canada et le gouvernement fédéral doivent changer les lois sur l'importation de ces chiots».

Dans un message publié vendredi sur Facebook, la compagnie ukrainienne UIA a présenté «ses condoléances pour la perte tragique de vies animales» à bord d'un de ses appareils. La compagnie «travaille en coopération avec les autorités locales pour déterminer ce qui s'est passé et pour faire les changements nécessaires afin d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise», a-t-elle promis.

Un marché lucratif

De son côté, l'ACIA assure que «le Canada applique des normes rigoureuses pour l'importation d'animaux afin de protéger les animaux canadiens contre l'introduction de maladies animales graves». «Toutes les exigences en matière d'importation doivent être respectées avant qu'un animal ne soit importé», précise l'agence.

Selon un universitaire cité par CBC, la vente de chiots est un marché lucratif au Canada, où la plupart des acheteurs pensent que les animaux ont été élevés dans ce pays. Ce marché fait parfois l'objet de trafics impliquant le crime organisé, selon lui. «Vous parlez de 500 bouledogues français. S'ils sont vendus entre 3000 et 4000 dollars (entre 2000 et 2600 euros) chacun, ca fait énormément d'argent», a commenté le professeur Scott Weese, de l'université de Guelph (Ontario).

(AFP)

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85 commentaires
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Regards Réalistes

21.06.2020 à 14:30

En premier, chercher les éleveurs et les pénaliser sérieusement. ce sont eux les premiers responsables. Il en va de même avec les requérants d asile qui sont injustement renseignés par des imbéciles de passeurs pour se remplir les poches ou se débarraser de la surpopulation

LD

21.06.2020 à 13:41

Mon loulou ne posera jamais une patte en soute. Clairement. On voyagera autrement ou on ne voyagera pas. Tant que la sécurité et le transport ne seront pas adaptés, les compagnies aériennes se passeront de nous.

calinecoca

21.06.2020 à 13:23

C'est toujours difficile de se dire qu'on fait partie de la race "humaine"