01.04.2020 à 19:35

Coronavirus

La star d'un docu Netflix dit avoir trouvé un remède

Un éminent scientifique, vu notamment dans le documentaire «Pandémie», affirme que son laboratoire a mis au point un anticorps thérapeutique contre le Covid-19.

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Dans une période où les bonnes nouvelles sont rares, une lueur d'espoir est apparue du côté de San Francisco (Californie). Plus précisément de la bouche du Dr Jacob Glanville, un éminent scientifique connu notamment pour sa participation au documentaire «Pandémie», diffusé récemment sur Netflix. Diplômé de l'Université de Stanford et cofondateur de Distributed Bio, un laboratoire d'immuno-ingénierie, le chercheur pense avoir trouvé un potentiel remède au Covid-19.

Le scientifique a annoncé lundi que lui et ses collègues étaient parvenus à mettre au point un anticorps thérapeutique pour combattre la maladie. Pour ce faire, le Dr Glanville dit s'être basé sur cinq anticorps ayant servi à neutraliser le virus SRAS en 2002. Développés dans le laboratoire basé à San Francisco, ces fameux anticorps seraient désormais prêts à stopper le Covid-19. «Nous sommes heureux d'annoncer que nous avons terminé l'ingénierie et que nous disposons d'anticorps très puissants qui peuvent être efficaces contre le virus», a fait savoir le scientifique à CBS 8.

Un effet en 20 minutes

Le nouveau coronavirus et le SRAS de 2002 étant similaires, plusieurs recherches ont déjà été effectuées sur les anticorps. Le Dr Glanville pourra donc s'épargner quelques étapes du long processus d'essais cliniques, qui devraient être effectués cet été. Selon l'immunologue, son traitement sera efficace en quelques minutes. «Au lieu de vous donner un vaccin et d'attendre qu'il produise une réponse immunitaire, nous vous donnons simplement ces anticorps immédiatement. Et ainsi, en 20 minutes environ, un patient a la capacité de neutraliser le virus», a-t-il résumé.

Le site 7 sur 7 précise que la méthode du Dr Glanville est beaucoup moins efficace qu'un vaccin, étant donné que les anticorps ne protègent que pour une durée moyenne d'environ neuf semaines. Si les tests cliniques donnent de bons résultats, le traitement sera envoyé à l'Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l'armée américaine. En parallèle, il sera transmis au laboratoire Charles River, qui s'assurera de sa sécurité. Ensuite, si tous les signaux sont au vert, le traitement pourrait être utilisé dès septembre.

Le Dr Glanville dit être en pourparlers avec le Gouvernement américain ainsi qu'avec la Commission européenne en ce qui concerne les tests sur des patients malades. «Nous voulons nous assurer que lorsque nous serons prêts à le diffuser, nous pourrons le diffuser au monde entier», explique le chercheur, qui est également en contact avec deux sociétés dans l'optique d'une production de ces anticorps à grande échelle.

La bande-annonce du documentaire «Pandémie»

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