Densité médicale: La Suisse 2e au niveau international
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Densité médicaleLa Suisse 2e au niveau international

Le nombre de médecins en Suisse ne cesse de croître. Seule l'Autriche fait mieux dans le monde.

La densité médicale continue de croître en Suisse. Avec 3,8 médecins pour 1000 habitants en 2010, le pays se classe désormais deuxième au niveau international. Seule l'Autriche fait mieux avec 4,8 médecins pour 1000 habitants.

Entre 2000 et 2010, le nombre de médecins pour 1000 habitants est passé de 3,5 à 3,8 en Suisse. Un rang a été gagné sur l'Italie, où la densité médicale a diminué de 4,1 en 2000 à 3,4 en 2010.

L'Autriche a en revanche conforté son avance en passant de 3,9 à 4,8 praticiens pour 1000 habitants, selon des chiffres de l'Organisation de coopération et de développement économiques relayés par le Bulletin de la Fédération des médecins suisses (FMH).

La Suisse se place légèrement devant l'Allemagne, où la densité médicale a progressé de 3,3 à 3,6 et la France, où elle est restée stable entre 2000 et 2010 à 3,3. Aux Etats-Unis, le nombre de médecins pour 1000 habitants est nettement moindre qu'en Suisse, avec 2,4 en 2010 (2,3 en 2000).

Importantes disparités

La bonne place de la Suisse ne doit cependant pas faire oublier d'importantes disparités selon les régions. Sans surprise, les cantons de Vaud, Genève, Berne, Zurich et Bâle-Ville sont mieux dotés que les régions périphériques et rurales. Les cantons de Suisse centrale souffrent tout particulièrement d'une faible densité médicale.

Pour cette comparaison entre régions, le Bulletin des médecins suisse utilise un indicateur inverse à celui de l'OCDE et présente le nombre d'habitants par médecins. Les régions bien pourvues en personnel médical sont donc celles qui présentent les chiffres les plus bas. En moyenne Suisse, on compte un médecin pour 489 habitants dans le domaine ambulatoire et un pour 574 dans l'hospitalier.

Bâle-Ville arrive en tête, avec un médecin pour 244 habitants en ambulatoire. Le canton de Genève est deuxième, un pour 296, suivi de Vaud et Zurich, un pour 426 respectivement 417.

En bas de classement, Appenzell Rhodes-Intérieures et Uri comptent respectivement un médecin pour 980 et 1012 habitants pour l'ambulatoire. Dans le domaine hospitalier, ce chiffre grimpe même à un médecin pour 1569 habitants à Appenzell Rhodes-Intérieures et à un pour 1687 à Uri.

Au niveau romand, le Valais, le Jura et Fribourg sont mal lotis, avec respectivement un médecin pour 681, 700 et 723 habitants en ambulatoire. Dans le domaine hospitalier, ces valeurs sont de un pour 900, 1029 et 994.

Pénurie et féminisation

Par ailleurs, le Bulletin établit un lien entre le manque de médecins en Suisse et la féminisation de la profession. Si les femmes sont, depuis une dizaine d'années, majoritaires parmi les diplômés (61% en 2010), elles privilégient des postes à temps partiel et travaillent en moyenne 1 jour de moins que leurs confrères masculins.

Sur un peu plus de 30'000 médecins en activité, 35,8% étaient des femmes en 2010, soit une légère hausse par rapport à 2009, selon des données de la FMH.

En examinant la pyramide des âges, on constate à quel point la féminisation du corps médical est un phénomène récent. A partir de 35 ans, les hommes sont à nouveau majoritaires. Plus l'âge avance, plus le déséquilibre s'accroît. Dans la tranche d'âge 60-64 ans, les femmes médecins ne sont que 18%.

(ats)

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