Etude: La Suisse a bien pris le virage numérique

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EtudeLa Suisse a bien pris le virage numérique

La Suisse pointe au 5e rang du classement IMD de la compétitivité numérique. Elle a gagné trois places.

La Suisse a amélioré sa position en matière de compétitivité numérique. Du 8e rang, l'an dernier, elle rejoint désormais la 5e place du classement établi par l'IMD. Troisième en 2017, les Etats-Unis passent en tête, devant l'ancien leader Singapour et la Suède, qui conserve son 3e rang.

Evoquant la position de la Suisse dans son palmarès dévoilé mardi, le Centre de la compétitivité de l'institut lausannois explique l'essentiel des progrès réalisés par une meilleure préparation à l'avenir. En ne considérant que ce facteur, la Suisse progresse d'une année à l'autre de la 13e à la 10e place. Le Danemark, qui passe de la 5e à la 4e du classement général, est de l'avis de l'IMD, le pays le mieux préparé à l'avenir numérique.

Du côté des autres critères pris en considération par les experts de l'IMD, la Suisse a perdu quelques places, reculant de la 4e à 6e place en matière de savoir, et de la 8e à la 9e position dans le domaine de la technologie. Le classement de l'école de management lausannoise vise à évaluer la mesure dans laquelle un pays adopte et explore les technologies numériques menant à une transformation des pratiques au niveau gouvernemental, sociétal et des modèles d'affaires.

Pour établir son classement, l'IMD a retenu 50 indicateurs répartis au sein de trois facteurs, à savoir ceux de la technologie, des connaissances et de la préparation à l'avenir. La plupart des dix pays en tête du classement numérique le sont aussi au niveau de celui de la compétitivité globale, présenté pour sa part le mois dernier, avec quelques exceptions.

Ainsi Hong Kong, numéro 3 au classement global, n'est que 11e au niveau numérique. En sens inverse, la Finlande, 16e au classement général, est 7e au niveau numérique.

Déséquilibres

L'IMD relève en outre quelques déséquilibres pour certains pays dans leur cheminement numérique. Alors qu'ils atteignent un haut niveau pour les critères de formation, ils peinent encore à adopter les dernières technologies. Au rang des économies concernées, l'institut mentionne notamment l'Autriche, la Malaisie et la Russie. Respectivement 7e et 12e en matière d'éducation, l'Autriche et la Russie ne pointent qu'aux 25e et 39e rangs pour leur performance en matière d'adoption des nouveautés techniques.

Dans le détail des régions, l'IMD constate pour l'Europe de l'Ouest une «certaine domination» scandinave, la Suède, le Danemark, la Norvège et la Finlande intégrant le «top ten». Ces pays brillent particulièrement au niveau de la qualité du cadre technologique général et de l'adoption étendue des nouveautés technologiques dans l'ensemble de la société.

Grande-Bretagne exceptée, 10e du classement de la compétitivité numérique, les grands pays du Vieux Continent sont eux distancés, l'Allemagne occupant le 18e rang, la France le 26e, l'Espagne le 31e et l'Italie le 41e.

Dans la région Asie Pacifique, Singapour et Hong Kong mènent le bal, malgré leur régression au classement général, soit de la première à la 2e place pour la ville-Etat et de la 7e à la 11 pour l'ex-colonie britannique. La Corée du Sud grignote elle cinq rangs pour passer en 14e position, tout comme le Japon qui se classe au 22e rang.

Meilleur représentant d'Amérique du Sud, le Chili pointe en 37e position (40e en 2017), suivi par le Mexique en 51e place. A l'image de la dernière édition, le Venezuela occupe le 63e et dernier rang du classement général. Au Moyen-Orient, Israël reste en tête à la faveur de sa 12e place, devant les Emirats arabes unis (17e), loin devant le Qatar (28e). (nxp/ats)

(NewsXpress)

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