Actualisé 12.04.2017 à 10:29

Football - AllemagneLa Suisse à fond pour Schalke!

Cette saison est la dernière, potentiellement pour une longue période, qui enverra le champion de Suisse directement en Champions League.

Les équipes de Super League espèrent de nombreux buts des joueurs de Gelsenkirchen.

Les équipes de Super League espèrent de nombreux buts des joueurs de Gelsenkirchen.

Keystone/AP/Martin Meissner

Déjà grandement victime de la réforme voulue par l'UEFA pour satisfaire les puissants, la Super League pourrait encore perdre plus gros. La Suisse figure actuellement au douzième rang de l'indice UEFA, ce qui garantirait au moins au champion de Suisse 2017/18 de n'avoir qu'un tour qualificatif à passer avant les poules de la C1 de 2018/19. Son dauphin aurait lui trois écueils à franchir.

Mais cette douzième place n'est pas encore acquise et dépend des résultats de l'Ajax Amsterdam, qui disputera jeudi les quarts de finale de l'Europa League contre Schalke. Car les Pays-Bas sont treizièmes du coefficient, à 2,212 points de la Suisse. Seul un cas de figure permettrait au football batave de dépasser la Suisse: que l'Ajax remporte l'Europa League en gagnant absolument tous ses matches.

Il suffit donc que les Néerlandais fassent au moins un match nul pour que la Super League conserve son rang. Ce ne serait cependant que provisoire puisque la situation va se corser pour les clubs suisses à partir de l'exercice prochain, le pays perdant à l'indice UEFA (qui tient compte des cinq années précédentes) le magot de 2012/13, quand Bâle était allé jusqu'en demi-finale de l'Europa League, et se retrouvera treizième.

Rester dans le top 12

Ainsi de chassé, le football helvétique deviendra chasseur dès cet été, avec 0,975 point de retard par rapport à la République tchèque. Pourquoi est-il important de ne pas glisser hors du top 12? Parce que les conséquences en seraient importantes.

Le treizième de l'indice UEFA se voit retirer passablement de privilèges. Son champion a un tour de qualification à passer avant les barrages de la Ligue des champions. Or, on rappelle qu'être assuré de disputer au moins ces play-off garantit au pire une participation à la phase de poules de l'Europa League (les équipes battues en play-off sont reversées en C2).

Le vainqueur de la Coupe de Suisse perdrait également gros. Actuellement, celui qui remporte la finale est directement qualifié pour l'Europa League. En cas de recul au treizième rang, il devrait franchir deux tours éliminatoires pour jouer les poules.

Un nul suffit

En résumé, la Suisse doit d'abord espérer que l'Ajax ne gagne pas tous ses matches restants en Europa League pour conserver sa douzième place au terme du présent exercice, et ensuite souhaiter que ses représentants obtiennent de bons résultats en C1 ou C2 la saison prochaine pour rester dans le wagon des viennent-ensuite, ceux qui n'ont pas d'accès direct au jackpot.

La nouvelle grille de répartition des compétitions européennes est sans pitié pour les ligues moyennes. Jusqu'ici, les douze – voire le plus souvent les treize – meilleurs championnats avaient une place fixe en C1. Or le cycle 2018 - 2021 réduira ce droit d'entrée aux dix ou onze premiers du classement.

Un objectif qui ressemble fortement au seuil de compétence de la Super League. Actuellement, le top 10 est constitué, dans l'ordre, par l'Espagne, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Italie, la France, la Russie, le Portugal, l'Ukraine, la Belgique et la Turquie. Et un gouffre de cinq points, qui marque bien la frontière entre deux mondes, sépare les Turcs de la République tchèque, onzième juste devant la Suisse. (ats)

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