Développement durable: La Suisse à la fois bonne et mauvaise élève

Actualisé

Développement durableLa Suisse à la fois bonne et mauvaise élève

Vingt ans après le Sommet de la Terre à Rio en 1992, la Suisse affiche un bilan contrasté en matière de développement durable.

La qualité de vie, en terme de développement durable, est jugée globalement bonne.

La qualité de vie, en terme de développement durable, est jugée globalement bonne.

Si elle atteint un bon niveau de vie, le fossé entre riches et pauvres reste important. La consommation de ressources non renouvelables a aussi continué d'augmenter.

Ce bilan émane du rapport sur le développement durable 2012, publié lundi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Le document s'inscrit dans le cadre de la conférence de l'ONU «Rio 20» qui se tiendra du 20 au 22 juin dans la métropole brésilienne.

Selon ce rapport, la Suisse offre de bonnes conditions de vie en comparaison internationale. En atteste l'espérance de vie qui, en 20 ans, a augmenté de 8% pour les femmes et de 9% pour les hommes. La satisfaction générale de la population se maintient également à un niveau élevé: près de 75% des personnes se disaient très satisfaites en 2010.

Inégalités

Mais ces bonnes notes ne doivent pas occulter certains points noirs en Suisse aussi, à l'image d'autres pays. Les différences entre riches et pauvres se maintiennent. En 2008, les 20% les plus riches de la population suisse gagnaient en moyenne plus de quatre fois davantage que les 20% les plus pauvres. Cette situation n'a pas vraiment changé depuis 2000.

Dans le domaine de la formation, tout le monde ne bénéficie pas de l'égalité des chances. Les jeunes étrangers sont quatre fois plus nombreux que les jeunes Suisses à ne pas avoir de formation post-obligatoire, relève le rapport.

Plus globalement, les Suisses utilisent par habitant près de trois fois plus de ressources et services environnementaux que ce qui est disponible en moyenne par personne à l'échelle mondiale.

Enfin, la population continue de gaspiller trop d'énergies non renouvelables. L'ensemble des besoins matériels a augmenté de plus de 20% depuis 1992, générant une montagne de déchets urbains en croissance de 30%. D'autres indicateurs plus optimistes, comme la formation des jeunes, compensent quelque peu ces piètres résultats.

Le rapport est publié par l'OFS, les Offices du développement territorial (ARE) et de l'environnement (OFEV) et la Direction du développement et de la coopération (DDC). (ats)

Genèveroule rouvre ses portes

Avec l'arrivée des beaux jours, l'association Genèveroule reprend ses activités. Jusqu'au 28 octobre, elle met chaque jour à disposition gratuitement pour une durée de quatre heures plus de 140 vélos dans ses six stations en Ville de Genève et à Carouge.

Les utilisateurs peuvent ramener les vélos à l'arcade de leur choix, a rappelé lundi Genèveroule. L'association, soutenue par la Ville de Genève et la commune de Carouge, propose aussi la location sur une plus longue durée de quelque 650 vélos et vélos à assistance électrique.

«Genèveroule» a également un but social. Elle offre des emplois à des chômeurs en fin de droit et à des requérants d'asile. En tout, plus de 200 personnes profitent de cette possibilité d'année en année. Le site www.geneveroule.ch renseigne en temps réel sur les disponibilités de vélos dans chaque point de prêt. Une caution est demandée.

Ton opinion