Actualisé 04.08.2009 à 17:31

Visite du dalaï-lama«La Suisse a tout intérêt à soigner ses relations avec la Chine»

Alternant plaisanterie et plaidoirie, le dalaï-lama a évoqué mardi à Lausanne la situation politique du Tibet.

par
Magali Floris
Malley

Le dalaï-lama a confirmé mardi à la presse, entre deux conférences, n'avoir aucune rancune contre le Conseil fédéral. Le Gouvernement n'avait pas émis le désir de rencontrer le chef du bouddhisme tibétain lors de sa visite en Suisse. «La nature de mon séjour ici n'est pas politique, mais spirituelle. Et je ne souhaite pas créer d'inconvénients dans les pays que je visite», a-t-il précisé. Le 14e dalaï-lama a toutefois longuement répondu aux questions des journalistes sur le conflit sino-tibétain. «C'est un problème complexe, la Chine est une grande nation, la plus peuplée du monde, et son économie est en croissance, a-t-il expliqué. Il est compréhensible que les nations, y compris le gouvernement suisse, veuillent établir de bonnes relations avec ce pays.»

Prise de conscience

Selon le dalaï-lama, la question tibétaine se réglera avec le temps. «Même si la situation actuelle au Tibet semble sans espoir, je suis convaincu d'une prise de conscience au sein de la population chinoise, notamment de l'intelligentsia», tempère-il. Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama est exilé en Inde depuis 1959.

Solution anti-pandémique

Mais le dalaï-lama n'a pas réponse à tout. Interrogé sur les solutions qu'il propose contre la pandémie de grippe porcine, il a lancé un simple «Je ne sais pas». Ensuite, le dalaï-lama a plongé la main dans son sac pour en sortir des gouttes pour le nez, qu'il s'est amusé à faire tenir dans une narine sans les mains. Une aubaine pour les photographes.

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