Actualisé 12.10.2008 à 10:33

Euro M21

La Suisse bat l'Espagne et continue de rêver

L'équipe de Suisse M21 est capable de renverser des montagnes.Tant et si bien qu'elle a logiquement battu 2-1 l'Espagne, à Aarau, lors du barrage aller qualificatif pour l'Euro 2009.

Elle devra encore redoubler d'efforts mardi soir, à Lorca, où elle aura à faire face à une formation autrement plus redoutable.

Non pas que les Ibères ne jouèrent pas le jeu au Brügglifeld, bien au contraire. Les apparences sont trompeuses quand il s'agit des sélections espagnoles, juniors ou non. Tellement faciles techniquement, si habiles dans la circulation de balle, les Ibères donnent souvent l'impression de ne pas être à fond. Mais, samedi soir, leur engagement fut total.

Rupture foudroyante

Il ne suffit tout simplement pas pour défaire des Suisses venus sur le terrain le couteau entre les dents, bien décidés à se faire respecter, surtout dans les duels. «Nous voulions demeurer très compacts pour fermer le milieu de terrain, expliquait Fabrizio Zambrella. C'est bien notre plus grande qualité: nous sommes unis et nous avons de la grinta.»

Le demi de Brescia, de par ses qualités techniques, fut précieux dans le rond central. Il servit d'ailleurs de rampe de lancement à Johan Vonlanthen pour l'égalisation à 1-1, dans une action de rupture foudroyante. «Tu n'as pas le temps de penser dans cette situation, livrait l'attaquant de Salzbourg. J'ai juste vu que le gardien fermait le petit côté, j'ai donc choisi l'autre.»

5 minutes sans ballon

Une réussite qui tombait bien pour des Suisses surpris sur un corner de Mata repris de la tête par Busquets à la 18e, soit 8 minutes plus tôt. «Nous ne nous sommes pas énervés, nous avons été patients, tranquilles, relevait Pierre-André Schürmann. Nous avons toujours joué pour la victoire, avec une bonne agressivité. Je suis fier de mon équipe.»

Des Rougets dont on peut se demander jusqu'où ils sont capables d'aller, tant leur capacité à hausser le niveau de leur jeu est déroutante. La meilleure phase fut sans doute les premiers instants qui succédèrent à la pause. Une période où la Suisse priva purement de ballon son prestigieux adversaire pendant cinq minutes. Le 2-1 vint ainsi comme une juste récompense quand Crettenand trouvait, sur coup franc, la tête de Nikci, déjà buteur en août contre la Norvège.

Finale mardi

«Adrian est l'image forte de ce groupe. Arrivé en fin de campagne, symbole des changements permanents au sein de l'équipe, il a immédiatement été accepté et intégré, précisait un Schürmann qui se refusait toutefois à trop d'optimisme. On a vu que, quand on laissait l'Espagne faire le jeu, nous étions vite mis en difficulté.»

Le sélectionneur avait déjà, en conférence de presse, la tête à Lorca, près de Murcie. Il savait très bien la souffrance qui attendait les siens mardi. L'Espagne sera certainement bien plus offensive qu'à Aarau, bien plus entreprenante, bien plus percutante. «N'oublions pas que ce n'était que la première mi- temps, avertissait lui aussi Vonlanthen. Mardi, ce sera la finale. La vraie.»

(ats)

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