Proche-OrientLa Suisse condamne les violences à Gaza
Alain Berset a condamné mardi devant la presse les «violences inacceptables» qui ont eu lieu à Gaza.
La Suisse «condamne l'usage de la force par Israël» dans la bande de Gaza, qui a causé la mort de 60 Palestiniens, dont des enfants. Elle rappelle la nécessité d'une enquête indépendante sur les événements de Gaza.
Le président de la Confédération Alain Berset a condamné mardi devant la presse les «violences inacceptables» qui ont eu lieu à Gaza. Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec le Haut commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein, qui avait dénoncé lundi «l'exécution choquante» des Palestiniens à Gaza.
«Respecter le droit à la vie»
La Suisse «demande de respecter le droit international, en particulier le droit à la vie et le droit à la manifestation pacifique», souligne le Département des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué. Elle a appelé «toutes les parties à la désescalade», demande qu'elle a transmise lundi aux ambassadeurs des Etats-Unis et d'Israël à Berne.
Les magasins sont fermés à Ramallah pour une grève générale après que 59 Palestiniens ont été tués à Gaza par l'armée israélienne lundi.
Face à la situation dramatique des hôpitaux dans la bande de Gaza, submergés par des milliers de blessés, Berne «demande à Israël de garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave». Elle demande également aux autorités à Gaza de «prendre leurs responsabilités» pour s'assurer que les manifestations demeurent pacifiques.
Plus de 40 manifestants palestiniens ont été tués lundi par les forces israéliennes à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, rapportent les services de secours palestiniens. Il y a 2200 blessés, dont la moitié par des tirs de balles réelles. C’est le bilan le plus lourd à la frontière depuis le début le 30 mars des manifestations de la «Grande Marche du Retour».
La Suisse s'était associée fin mars «à l'appel du secrétaire général des Nations-Unies pour qu'une enquête indépendante et transparente soit lancée sur les événements de ces dernières semaines à Gaza». Une telle enquête est aujourd'hui «une nécessité», conclut le DFAE. (nxp/ats)


