Droits de l'homme: La Suisse dénonce la répression au Bahreïn
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Droits de l'hommeLa Suisse dénonce la répression au Bahreïn

L'ambassadeur de Suisse à l'ONU a dénoncé la situation régnant au Bahreïn lors de la première journée de la session du Conseil des droits de l'homme.

Des heurts à Manama, capitale du Bahreïn, en janvier 2015.

Des heurts à Manama, capitale du Bahreïn, en janvier 2015.

La Suisse et 32 autres pays ont dénoncé lundi à Genève les violations des droits de l'homme au Bahreïn. Ils ont demandé aux autorités de respecter les libertés d'expression et de réunion et de renoncer à l'usage de la force contre les manifestants.

L'ambassadeur de Suisse Alexandre Fasel a lu la déclaration lors de la première journée de la session du Conseil des droits de l'homme. Les pays européens, les Etats-Unis, l'Australie, le Chili, le Costa Rica, l'Uruguay et le Botswana s'y sont ralliés, mais la Suisse n'a pas pu recueillir davantage de signatures.

Tout en saluant les efforts du gouvernement du Bahreïn, le texte exprime sa préoccupation sur des allégations de harcèlement et de détention de personnes exerçant leurs droits fondamentaux ainsi que de mineurs, le manque de garanties juridiques lors des procès et les représailles contre des témoins de violations et des individus coopérant avec l'ONU.

La déclaration demande aux autorités de Manama de mettre en oeuvre leurs engagements, de traiter des allégations de tortures et de mauvais traitements, de faire des enquêtes. Elles doivent accepter la visite du rapporteur de l'ONU sur la torture et mettre en oeuvre un accord avec le Haut Commissariat aux droits de l'homme aussi vite que possible.

Les forces de sécurité doivent s'abstenir de recourir à la force contre les manifestants pacifiques et les détenus politiques doivent être libérés, poursuit le document lu par la Suisse. Les autorités et l'opposition doivent aussi renouer leur dialogue. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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