La Suisse devient leader de lutte anti-dopage

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La Suisse devient leader de lutte anti-dopage

Lausanne. La lutte antidopage prend un nouveau tournant grâce
aux recherches menées par des Suisses.

L'Agence mondiale anti-dopage (AMA), la plus haute instance en la matière, vient d'attribuer un peu plus de 500 000 fr. au Laboratoire suisse d'analyse du dopage (LAD) du CHUV.

Ceci dans le but de soutenir un projet de recherche pour lutter plus efficacement contre un des principaux fléaux du sport. Martial Saugy, directeur du LAD, précise que ce qui est complètement nouveau, c'est la manière d'envisager les preuves: «Auparavant, pour confondre un sportif, il fallait démontrer la présence d'une substance, telle que l'EPO par exemple, dans l'urine.

Maintenant, nous souhaitons établir le profil biologique d'un individu qu'on observerait dans le temps. Nous voulons faire accepter l'idée que plusieurs paramètres indirects constituent également une preuve.» Il s'agirait ainsi d'instaurer un passeport hématologique pour chaque sportif. Et à terme, la justice sportive pourrait utiliser d'autres éléments de preuves que le seul résultat positif d'une analyse d'urine. C'est le fameux faisceau d'évidence utilisé en justice pénale qui serait appliqué aux tribunaux sportifs. Ce projet multidisciplinaire est unique au monde. Il réunit les compétences d'instituts de l'UNIL et du CHUV. Martial Saugy conclut: «Le soutien financier de l'AMA est un signal fort qui démontre un tournant important dans l'approche de la lutte contre le dopage.»

Elisabeth Foster

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