Football - Coupe du monde: La Suisse devra passer par les barrages
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Football - Coupe du mondeLa Suisse devra passer par les barrages

La Nati n'a jamais eu sa chance au Portugal. Elle a été battue logiquement 2-0 et devra passer par un «play-off» pour aller à la Coupe du monde en Russie.

par
Robin Chessex
Lisbonne
André Silva a marqué le 2-0 qui a fait mal.

André Silva a marqué le 2-0 qui a fait mal.

Keystone/AP/Armando Franca

L'euphorie du 5-2 à Bâle face à la Hongrie et de la série de 9 victoires en autant de matches dans cette poule est retombée. L'équipe de Suisse est retombée sur terre face à un Portugal qu'elle a regardé jouer, sans doute trop impressionnée et nerveuse. Il était presque étonnant de voir la Nati si tétanisée. Elle n'a quasiment jamais tiré au but!

Dès le début de match, les hommes de Petkovic se sont retrouvés sous pression face à des Portugais partis à 100 km/h. Passées les premières dix minutes de cette furia, la Suisse a réussi à calmer le jeu et à installer son faux rythme. Il s'en est suivi une courte période intéressante pour la Nati, amenant quelques actions stériles. Puis, Freuler s'est retrouvé submergé, Seferovic jamais là où on lui passait le ballon et Mehmedi avait oublié sa technique au vestiaire. Le reste de la mi-temps a été encore plus terrible et les visiteurs l'ont payé cher.

Djourou malheureux

On ne peut pas dire que Johan Djourou ait réalisé une mauvaise prestation mardi soir, mais il a tenu l'un des premiers rôles de ce match à son insu. Victime d'une faute très dure et non sifflée en début de rencontre, il a ensuite marqué un but gag contre son camp. Une coup du sort qu'il ne méritait pas, mais qui a changé la face de la partie.

À la mi-temps, Vladimir Petkovic a tenté le pari de mettre Denis Zakaria à la place d'un Freuler sous le coup d'un avertissement. Le Genevois a apporté un peu plus de culot. C'est un superbe joueur pour l'avenir, mais il est encore un peu naïf. Malheureusement, la machine ne s'était pas dégrippée pour autant. Les entrées simultanées de Zuber et d'Embolo n'ont rien changé à l'affaire.

Barrage jouable

Sommer s'est bien offert le luxe de gagner un duel face à Cristiano Ronaldo, mais ce sauvetage n'a pas été récompensé par une charge offensive de ses coéquipiers. Il y a une loi fondamentale au football: on ne peut pas marquer si l'on ne va pas vers l'avant. Et la Suisse n'a rien fait pour bouleverser cet adage.

C'est une énorme déception pour la Nati. Elle n'a jamais semblé en mesure de remonter le score et a eu beaucoup de peine à retrouver la confiance, qui avait fait sa force pendant deux ans. Cela montre aussi que non, les Helvètes n'y sont pas encore. Ni à la Coupe du Monde, ni dans le giron des grandes équipes mondiales. Cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas encore capable de grandes choses. Elle serait bien avisée de le prouver lors d'un barrage face à une équipe encore à déterminer entre les Irlandais, les Irlandais du Nord, les Suédois, ou les Grecs. On le saura le 17 octobre.

Les deux buts portugais:

«Nous devons encore avoir de la patience»

Juste après la défaite face au Portugal, mardi soir, Vladimir Petkovic s’est montré plutôt philosophe. Le coach Suisse a estimé que cette défaite était un «petit pas en arrière» mais qu’il n’allait pas empêcher l’équipe d’aller dans la bonne direction.

Les adversaires de la Nati pour les barrages

Grèce.

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