Affaire Kadhafi: La Suisse doit chercher de l'appui à l'extérieur

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Affaire KadhafiLa Suisse doit chercher de l'appui à l'extérieur

La Suisse pourrait compter sur le soutien de pays comme l'Italie, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis pour régler l'affaire Kadhafi.

Cet avis émane de Dieter Ruloff, professeur de relations internationales à l'Université de Zurich. Rome et Londres entretiennent de «bonnes relations» avec Tripoli, relève-t-il.

«L'Italie et la Grande-Bretagne ont de bonnes relations avec (le dirigeant libyen Mouammar) Kadhafi et attachent de l'importance aux liens avec la Suisse», déclare M. Ruloff samedi dans une interview publiée par les journaux alémaniques «Thurgauer Zeitung» et «Landboten».

Rome et Tripoli ont réglé en 2008 un contentieux hérité de plusieurs décennies d'occupation et colonisation au siècle dernier. Le gouvernement italien a accepté de verser à la Libye cinq milliards de dollars sur les 25 prochaines années à titre de dédommagements.

Du côté de la Grande-Bretagne, les relations avec la Libye - pays riche en pétrole - se sont également améliorées à la suite de la récente libération par l'Ecosse - pour raison humanitaire - d'Abdelbaset al-Megrahi, le Libyen condamné pour l'attentat de Lockerbie (1998).

Selon M. Ruloff, les Etats-Unis pourraient aussi soutenir la Suisse dans le bras-de-fer qui oppose Berne et Tripoli depuis l'arrestation de l'un des fils Kadhafi, Hannibal, en juillet 2008 à Genève. Et l'expert de souligner «les bons offices» de la Confédération entre Washington et Téhéran dans le dossier du nucléaire iranien.

Au tout début de l'affaire Kadhafi, la France et l'Italie avaient proposé une médiation entre la Suisse et la Libye. Les autorités suisses étaient restées discrètes à ce sujet.

(ats)

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