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Euro 2020La Suisse envoie ses «troufions» en première ligne, flou autour de Sommer

Au lendemain de la gifle enregistrée face à l’Italie, l’ASF a demandé à Steven Zuber et Ruben Vargas de jouer les pompiers de service.

par
Robin Carrel
(Rome)
Ruben Vargas devant les médias.

Ruben Vargas devant les médias.

AFP

On rêvait du capitaine Granit Xhaka qui prendrait la parole. De Fabian Schär, qui viendrait parler de son non-match. On pensait éventuellement voir Vladimir Petkovic venir remobiliser son pays… Mais non, ce n’est pas comme ça que ça se passe dans le football, alors on est resté sur notre faim, jeudi, au Stade Tre Fontane de Rome, où la Suisse a ses quartiers d’entraînement.

Finalement, ce sont deux remplaçants qui ont dû faire le métier. Un choix étonnant et qui ne va pas aider à recoller les morceaux avec des supporters déçus et des médias un peu dans l’incompréhension. C’était prévu comme ça, c’est chacun son tour, nous a-t-on dit, après le passage du «Mister» et de quelques joueurs devant la presse au sortir du match, dans la zone mixte virtuelle, la veille au soir. Soit.

Le premier but italienRTS 2

Au départ, un décrassage était prévu à onze heures du matin. Puis, à 2h09 dans la nuit, on a appris que celui-ci était purement et simplement annulé. Dommage, car ce sont en général les «coiffeurs» qui s’y pointent et c’est un terme dont on a beaucoup (trop) entendu parler récemment. Les reporters ont donc dû se contenter d’un simple point presse. C’est toujours ça de pris, pensait-on alors au milieu de la nuit, mais aussi au réveil.

Rires jaunes

Finalement, vers 11 heures, après le test PCR nécessaire au retour en Azerbaïdjan pour la partie de dimanche contre la Turquie, alors qu’on ne savait pas encore si cette conférence de presse aurait lieu en ligne ou en présentiel, le verdict est tombé. Ce sont Ruben Vargas et Steven Zuber, deux remplaçants entrés en jeu au Stadio Olimpico mercredi, qui vont venir expliquer les prestations médiocres, voire indécentes pour certains, des titulaires de la veille. Rires, certes. Mais rires jaunes.

Le doublé de LocatelliRTS 2

Tant Steven Zuber que Ruben Vargas ont assuré avoir «moyennement bien dormi». Ce qui leur arrive souvent au soir d’une rencontre. Tous deux ont aussi eu un mot pour les nombreux fans suisses qui avaient fait le déplacement. De sa voix fluette, l’ailier d’Augsbourg, entré en relais de Xherdan Shaqiri quelques heures plus tôt, a surtout parlé de «rester positif», en vue de la partie contre la Turquie de dimanche à Bakou, qui s’annonce comme un véritable 16e de finale pour ses coéquipiers et lui. Que pouvait-il dire d’autre…

«J’ai l’impression que tout le monde a donné ce qu’il a pu.»

Ruben Vargas

Il a logiquement été relancé sur les propos forts prononcés au micro de la RTS la veille par Kevin Mbabu («Nous devons nous reconcentrer très vite et être prêts à tout donner pour l’équipe. Parce que je pense que ce soir, tout le monde ne l’a pas fait»). Vargas, lui, était plus mesuré: «Je n’ai pas ce sentiment-là, moi j’ai l’impression que tout le monde a donné ce qu’il a pu. Tout le monde est conscient de ses erreurs…»

Le coup de grâceRTS 2

L’ASF doit aussi composer actuellement avec le «cas Sommer». La veille, il avait fallu une indiscrétion recueillie par un estimé collègue tessinois pour apprendre le départ du gardien titulaire à Cologne vers sa femme, prête à donner naissance à son deuxième enfant. L'Association suisse de football n’a fait que le confirmer via un message de trois lignes dans un groupe WhatsApp à 0h54, sans préciser si oui ou non il serait de retour pour le match décisif face à la Turquie, dimanche à Bakou.

Pas de timing pour le retour de Yann Sommer.

Pas de timing pour le retour de Yann Sommer.

AFP

Jeudi en début d’après-midi, la fédération helvétique n’avait toujours pas évoqué officiellement, attendant que l’aîné du groupe communique la bonne nouvelle au plus vite. Le problème est que Vladimir Petkovic ne sait pas encore s’il pourra compter sur son gardien No 1 dimanche à Bakou, pour le match décisif de cette poule A et, ça aussi, c’est un peu problématique.

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