Parti libéral-radical: La Suisse est dépassée en matière de sécurité

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Parti libéral-radicalLa Suisse est dépassée en matière de sécurité

Le PLR estime qu'il faut réagir face à une augmentation du nombre de cambriolages, de lésions corporelles ou des problèmes liés à la drogue. La législation n'est plus adaptée à l'évolution de la criminalité.

Pierre Maudet, Jacqueline de Quattro et Kurt Fluri ont répondu à la presse vendredi.

Pierre Maudet, Jacqueline de Quattro et Kurt Fluri ont répondu à la presse vendredi.

La Suisse n'est plus un îlot de sécurité, a souligné vendredi en conférence de presse à Berne la conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro, présidente de la «Taskforce Sécurité» au sein du PLR. «Nous sommes dépassés par les événements», notamment en ce qui concerne la drogue. Ce marché réaliserait en Suisse un demi-milliard de francs par an de chiffre d'affaires. Pour la cocaïne, le pays serait même celui qui présente le plus grand chiffre d'affaires.

Par ailleurs, entre 2000-2004, 5,1% des personnes interrogées se déclaraient victimes de cambriolage alors qu'ils étaient 7,1% entre 2006-2010. En parallèle, ils étaient 7,2% entre 2000-2004 à avouer être victimes de lésions corporelles et de menaces contre 10% entre 2006-2010.

«Incompréhensible»

Le PLR propose un paquet de mesures «raisonnables, pragmatiques et ciblées». Il s'agit par exemple de punir plus sévèrement les dealers, quels que soient la quantité de drogue et que la vente ait lieu dans un lieu public ou en privé. Pour pouvoir arrêter un dealer, il faut qu'il ait sur lui 18 grammes de cocaïne pure, ce qui n'arrive jamais, selon Jacqueline de Quattro. Ils sont donc en général remis en liberté au maximum après 48 heures. C'est incompréhensible pour le citoyen et non dissuasif.

Les jugements contre les personnes qui menacent les fonctionnaires et les autorités doivent également être «plus durs». Ces employés représentent l'Etat et doivent être dûment protégés. De plus, pour faire face à la réalité de la criminalité, les effectifs policiers doivent être revus à la hausse de manière significative. Finalement, la promotion de la coopération entre les corps de police à tous les niveaux est essentielle. (ap)

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