Attentat de Nice: La Suisse est en deuil après la tragédie niçoise
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Attentat de NiceLa Suisse est en deuil après la tragédie niçoise

Président de la Confédération, Johann Schneider-Ammann s'est dit très triste après l'attentat survenu à Nice.

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Un détenu suspecté de participation à l'attentat de Nice s'est donné la mort en prison. (Mardi 12 juin 2018)

Un détenu suspecté de participation à l'attentat de Nice s'est donné la mort en prison. (Mardi 12 juin 2018)

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Le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a donné une conférence de presse, durant laquelle il a annoncé que les plaintes sur la sécurité de la Promenade des Anglais, provenant de familles de victimes des attentats de Nice, avaient été classées. (Jeudi 19 janvier 2017)

Le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a donné une conférence de presse, durant laquelle il a annoncé que les plaintes sur la sécurité de la Promenade des Anglais, provenant de familles de victimes des attentats de Nice, avaient été classées. (Jeudi 19 janvier 2017)

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Vingt-deux personnes intervenues pendant l'attaque de Nice ont reçu dimanche la Légion d'honneur. (1er janvier 2017)

Vingt-deux personnes intervenues pendant l'attaque de Nice ont reçu dimanche la Légion d'honneur. (1er janvier 2017)

AFP

La Suisse officielle a réagi avec tristesse et consternation vendredi à l'attentat de Nice. Parmi les 84 victimes, une femme et un enfant de nationalité suisse. Mais aucun lien direct entre l'attaque et la Suisse n'a été établi pour l'instant, disent les services de sécurité.

Les réactions n'ont cessé de tomber en Suisse durant toute la journée vendredi. Le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann s'est dit profondément choqué et très triste. «La population et le gouvernement sont de tout coeur avec les proches des victimes», a-t-il souligné depuis la Mongolie, où il participe à un sommet.

Lutter contre toute forme de terrorisme

«Nous devons lutter contre toute forme de terrorisme, mais il n'y a pas de recette, sinon nous aurions déjà agi», a relevé le ministre de l'économie. Il a souligné toutefois la nécessité de donner des perspectives à la jeunesse pour qu'elle ne soit pas exclue de la société.

Johann Schneider-Amman a aussi présenté les condoléances de la Suisse par écrit au président français François Hollande. A Berne, les drapeaux de l'aile Ouest du Palais fédéral ont été abaissés, ainsi qu'à l'ambassade de Suisse à Paris.

Les Chambres fédérales ont réagi, sur Twitter. «Le Parlement suisse exprime son horreur après l'attentat de Nice. Il adresse sa vive sympathie aux familles touchées et au peuple français».

Deux victimes suisses

Le patron du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Didier Burkhalter a lui déploré «une vague constante d'attentats» en Europe et a affirmé qu'il «fallait faire bloc sur les valeurs». Sans donner de conseils précis en cette période de vacances, M. Burkhalter a appelé les touristes suisses «à la prudence».

Des touristes suisses qui n'ont malheureusement pas été épargnés par l'attentat. La Confédération a annoncé le décès de deux Suisses, une Tessinoise de 54 ans et un enfant. Des éclaircissements sont encore en cours, selon la Chancellerie fédérale. «Il n'est pas exclu que l'attentat ait fait d'autres victimes suisses».

A Genève, où résident et travaillent de nombreux Français, un recueillement en hommage aux victimes et à leurs proches était annoncé pour vendredi soir devant le Consulat de France.

La ville de Genève a condamné un acte odieux et lâche. Les cantons de Vaud, du Tessin ou encore du Jura ont également exprimé leur «solidarité» avec la France.

Pas de lien avec la Suisse

Sur le plan sécuritaire, la task force de lutte contre le terrorisme de l'Office fédéral de la police (fedpol) a tenu une réunion à Berne vendredi après-midi avec les polices cantonales. Pour l'instant, il n'existe aucun lien avéré entre la Suisse et l'attentat de Nice, selon son constat. La task-force travaille aussi en lien étroit avec ses homologues français.

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) procède, lui, à une évaluation de la situation à la lumière de ces événements. La menace djihadiste reste élevée. Mais aucun indice n'indique une menace directe pour la Suisse.

La task-force avait été mise sur pied fin 2014 par le Groupe sécurité de la Confédération. Elle est destinée à empêcher des résidents et ressortissants suisses de partir combattre avec des djihadistes dans les pays en conflit et à éviter des actes terroristes sur sol helvétique. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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